Princesse Mononoke
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Titre: "Mononoke Hime" ou "Ashitaka Setsuki"
Couleur, Vista, Dolby Digital, 110 minutes
Audience ciblée: 11 ans et plus
Lieu et date: La partie rurale du Japon pendant l'ère Muromachi (1392-1573)
Traduit du Japonais à l'anglais par Ryoko Toyama.
Traduit de l'anglais au français par Julien Bruna.
Traduit sans permission pour le plaisir personnel uniquement. Le traducteur est le seul responsable de toute mauvaise compréhension.
Les informations entre () sont rajouté par le traducteur pour permettre une meilleure compréhension

Proposition de projet de "Mononoke Hime (princesse mononoke)" par Miyazaki-San.

Objet du projet

Une période de drame sur fond de guerre civile. Le combat entre les humains et Mononoke (esprit) à la tête des dieux animaux, le Shishi Shin (le dieu cerf) et les loups. La rencontre de la fille élevée par l'Inugami (le dieu chien) et qui hait les humains et le garçon qui est sous l'emprise d'une malédiction mortelle.

Commentaires

Quelques personnages typiques des périodes de crises, tels que les samourais, des seigneurs (sous une forme féodale), ou des fermiers, apparaissent dans ce film. Si ils apparassent, ils joueront vraiment de petits rôles.

Les personnages principaux seront ceux qui n'apparaissent pas historiquement (personnages fictifs), et les dieux furieux de la montagne.

Il y a les fabriquants d'acier, appellé Tatara Mono. Ce sont des ingénieurs, des ouvriers, des forgerons, des mineurs ou des fabriquants de charbon de bois. Ce sont aussi des transporteurs, avec leurs chevaux et leurs vaches. Ils sont même armés, et possèdent leur propre organisation, qui peut être dite de fabrication.

Araburu kamigami (les dieux furieux) apparaissent sous la forme de Yama Inugami (chien loup des montagnes), de dieux sangliers et ours. Shishi Shin, qui détient la clef de l'histoire, est un animal imaginaire à tête humaine, corps d'animal et des cornes en bois.

Le garçon est un descendant des Emishis (une sorte de tribu barbare du nord du Japon -ryo) qui disparut dans les temps anciens, après avoir été battu par le gouvernement Yamato (le gouvernement japonais officiel dirigé par l'empereur -ryo). La fille peut ressembler à une certaine Doguu (poupée d'argile) de l'ère Joumon (l'ère pré-agricole au Japon)

L'histoire se passe principalement dans la forêt profonde des dieux qui refusent les humains, et Tatara Ba (la forge) qui ressemble à un fort.

Les châteaux, les villages, les champs de riz, qui ont été les scènes principales des périodes de drame ordinaires sont juste un décor de fond distant. Nous allons plutôt essayer de recréer la vraie nature, le décor du Japon lorsqu'il n'y avait pas de barragee, que les forêts étaient denses, et que nous avions bien moins de population, avec des montagnes sauvages, des ravins, des ruisseaux fertiles et purs, d'étroites routes de terre sans rochers, beaucoup d'oiseaux, d'animaux, et de papillons.

La raison de ces choix est de décrire les personnages plus librement, sans être limité par le bon sens existant, les notions préconcues, ou les préjugés sur les périodes de drame existantes. Des études récentes en histoire, anthropologie, et archéologie montrent que ce pays avait une histoire bien plus riche et diversifiée, en comparaison des clichés véhiculés généralement. Ces mauvais clichés de période de drame sont construits principalement pas les films. L'ère Muromachi, l'époque à laquelle cette histoire à lieu, était un monde dans lequel la confusion et les changements étaient ordinaires. C'était l'époque au cours de laquelle le Japon actuel s'est formé à partir de la confusion des rebellions, traïsons, des Basara (...), des bandits, et de nouveaux arts. Ce n'est pas l'ère de Sengoku (les états bélligérants - l'ère post-Muromachi), quand les armées de vétérans conduidaient des guerres systématiques, ce n'est pas non plus l'air de Kamakura (l'ère pre-Muromachi), quand les samourai Kamakura se battaient pour leur terres.

C'était plus ambigu. Il n'y avait pas de vrai distiction entre les fermiers et les samourais, les femmes avaient plus de libertés. Dans une telle ère, la vie des gens était simple. Les gens vivaient, aimaient, haïssaient, travaillaient et mouraient. Une vie n'était pas ambigu.

Voici les raisons de faire ce film en mélangeant l'ère déroutante et confuse du 21e siècle.

Nous n'essayons pas de résoudre les problèmes globaux. Il ne peux y avoir de fin joyeuse au combat entre les dieux enragés et les humains. Cependant, même au milieu de la haine et des tueries, il y a des choses qui valent la peine de vivre. Une rencontre merveilleuse ou une superbe chose peuvent exister.

Nous montrons la haine, mais c'est pour montrer qu'il y a des choses bien plus importantes.

Nous montrons une malédiction, pour montrer la joie de la libération.

Ce que nous devrions décrire c'est comment le garçon comprend la fille, et le processus par lequel la fille ouvre son coeur au garçon.

A la fin la fille devrait dire au garçon, "Je t'aime Ashitaka. Mais je ne peux pas pardonner aux humains."

Souriant le garçon dirait, "C'est bon. Vit avec moi."

J'ai voulu faire un tel film.

19 avril 1995.