UMI GA KIKOERU

SCRIPTS FRANÇAIS

===================================================================== SCRIPTS : Umi ga kikoeru (je peux entendre la mer) (French scripts -- Please keep the headlines intact) Version Française 0.9 - Avril 1998. =====================================================================   Ces scripts sont une traduction originale du film "Umi ga kikoeru", réalisé par la jeune équipe des fameux studios GHIBLI. Ceci est le fruit d'un travail de fans, qui n'est en rien une atteinte à de quelconques droits d'auteurs, ni une traduction officielle ; il s'agit d'offrir à un public passionné ou non une traduction la plus honnête et la plus fidèle possible de cette oeuvre, et d'en permettre une bonne compréhension. Nous espérons ainsi contenter les personnes imperméables à la langue originale, et nous opposer aux tendances de certains éditeurs à la déontologie douteuse quant aux adaptations (P2, Oneamis...)   Les seules voies de diffusion de ces scripts étant les voies personnelles, _n'hésitez pas à le distribuer_ à toute personne susceptible d'être intéressée. Nous serions ravis de les voir placés sur des sites Internet personnels. Toute utilisation commerciale ou toute altération est ,bien sûr, interdite sans notre consentement. Ne modifiez en rien le contenu, et préservez ces notes s.v.p..   La conception de ces scripts a pris plusieurs mois, et le plus grand soin a été apporté pour prendre pour base une version non-originale des dialogues le plus rarement possible (les années d'études commencent à payer^^). L'adaptation est donc _très littérale_ et parfaite pour une lecture en direct.   Toute suggestion, correction, ou commentaire, est le bienvenu ! (Contactez " sylg@chez.com ") Si vous constatez des erreurs, signalez le nous. Les lettres d'encouragement sont également appréciées ^_^.  --Sylvain GOUPIL : "yashao@rocketmail.com"  ---------- Notice : *A gauche, les personnages, à droite les paroles. Les prénoms ont été retenus pour presque tous les personnages. Les Japonais s'appellent très souvent par les noms de famille comme avec le prénom, avec diverses nuances ; ceci est préservé dans ces scripts. Par contre, les suffixes (-kun, -san, etc.) ont été abandonnés. Lorsqu'il peut y avoir confusion, les noms de famille sont, les premières fois, indiqués en majuscules. *"[...]" sont des indications sur les actions en cours, le temps, et surtout sur les lieux de l'action. *"{...}" indique la traduction éventuelle de quelque chose écrit à l'écran (panneaux, etc.). *Les différences d'accents (de dialectes) dans ce film sont très importantes. Ces nuances sont surtout remarquables à l'écoute avec un peu d'entraînement. Ici, le Tôkyô-ben de Rikako est rendu par un niveau de langue un peu plus correct que ceux de Kôchi. C'est pourquoi le protagoniste a parfois des répliques très "parlées", ce n'est pas innocent, et plutôt fidèle. Ceci n'a pas lieu lors de la narration. * "Taku :" indique les paroles réelles de Taku. "Taku *:" indique les pensées de Taku au moment de la scène. "Taku °:" indique que Taku est ici _narrateur_ passif. *Les notes en fin de script vous fourniront plus de détails. -----------------     {Tokuma Shôten éditions, Réseau Nihon Terebi, et Studio Ghibli, présentent}   {Une histoire de HIMURO Saeko,}   [Gare de Kichijôji, Tôkyô] Annonce : Un train va bientôt arriver voie n° 4. Pour votre sécurité, veuillez rester derrière la ligne blanche.   Titre : Umi ga kikoeru (Je peux entendre la mer) (1)   [Chez Taku, Tôkyô] [Aéroport de Tôkyô] {Panneau : Kôchi /KOCHI -- Vol n° 56 --14 h 00 -- Porte n°1} [Dans l'avion] Annonce : Merci de votre patience ; notre avion est sur le point de décoller. Taku °: La première fois que Matsuno et moi avons rencontré Rikako, c'était il y a deux ans, en 2nde année de lycée, un jour de plein été comme celui-ci. Ce jour là, j'ai reçu un appel de Matsuno pendant mon petit job. [Au restaurant, à Obiyamachi] Cuisinier : Allez "l'intérimaire", lave ça vite ! Il y en a d'autres qui arrivent. Taku : Ouiii. Patronne : Taku, téléphone. Taku : Merci beaucoup. Taku : Allô ? Yutaka : Morisaki. Taku : Oh, Matsuno ? Yutaka : Tu finis tôt aujourd'hui ; tu pourras passer à l'école ? Le séminaire est fini, mais je vais rester ici un moment. Taku : Compris. Excusez-moi. J'ai une affaire urgente aujourd'hui, je ne pourrai pas travailler cet après-midi. Patronne : Attends une seconde... Taku : "Excusez-moi de partir si tôt".(2) Patron : On ne peut plus rien attendre des jeunes. Taku : A plus tard ! [En vélo, Taku passe du centre, au port de Kôchi, et à son école](3) Taku : Matsuno. Yutaka : Tu es venu si vite !? Taku : C'est toi qui m'as appelé ! Yutaka : Viens voir un peu. Taku : Qui c'est ? On la voit mal. Yutaka : C'est la nouvelle élève transférée dans ma classe. Elle s'appelle Rikako MUTO. Taku : Pour le second semestre ? Yutaka : Oui. Taku : C'est étrange... Les nouveaux sont rares en deuxième année. (4) Yutaka : C'est pourtant son cas. Et elle vient de Tôkyô. Mon prof KOSUGI m'a demandé de lui faire visiter l'école. Taku : Ah ? Parce que tu es chef de classe ? ... On dirait que ça te plaît. Yutaka : Ca me branche en effet, MUTO est très mignonne ! Taku : Eh ?... Je ne la voie pas, et je ne peux pas entrer dans le bureau des profs. Yutaka : Nous ne pouvons pas y aller que pour la voir, mais si tu veux on peut prétendre avoir une question... Taku : Non, ça ira, je n'ai pas envie d'entrer là-dedans. Les profs savent que je ne prends aucun cours d'été puisque je travaille. Yutaka : Est-ce que tu penses encore à ce voyage du collège ? Taku : Je m'en fiche. Mais je n'aime pas la façon dont ils ont annulé ce voyage et se rattrapent en nous emmenant dans un endroit fantaisiste d'Hawaii. Yutaka : Tout le monde est ravi d'aller à Hawaii, alors l'école peut facilement manipuler les élèves. Les profs disent que l'on devrait s'amuser, puis concentrer tous nos efforts pour les examens d'entrée. Taku : Ca prend beaucoup de fric d'aller à Hawaii, alors il faut que je bosse! Yutaka : Ce serait idiot que tu t'entêtes, et que tu finisses derrière les autres élèves. Essaies d'étudier un peu. Taku : Ouais... Au fait, qu'est-ce qu'il t'arrive aujourd'hui ? Quelque chose t'inquiète ? Yutaka : Non, je voulais juste te parler un peu. Taku : Je vais prendre mon vélo, attends-moi à la grille. Yutaka : OK. Taku °: Du collège au lycée, 6 ans durant, MATSUNO et moi n'avons jamais été dans la même classe. Malgré cela, j'ai toujours senti qu'il était mon meilleur ami. La première fois que j'ai rencontré MATSUNO, c'était lorsque l'école a brutalement annulé notre voyage de collège. [2 ans et quelques plus tôt, au même collège-lycée] Annonce : Cela est certes soudain, mais nous avons dû annuler le voyage des Troisièmes année de collège de cette année. (5) Nous avons décidé qu'à présent il n'y aurait plus qu'un seul voyage du collège au lycée. Vos notes ont terminé dernières des écoles publiques lors du dernier examen national annuel. (6) Nous ne pouvons regarder en face les anciens ni vos parents, qui ont préservé la bonne tradition. Nous voulons que les aînés du lycée se battent lors du second examen afin de rétablir l'honneur. S'ils n'y parviennent pas, le sacrifice des Troisièmes aura été inutile. Elève : Allons voir Sayama plus tard. Hey, Taku ! Taku °: C'était tellement ridicule, que certains de nous sommes allés protester contre les profs. [Bureau des profs] Taku : Eh bien, nous n'arrivons pas à comprendre. Nous ne pensons pas que nos notes monteront en annulant le voyage du collège. Comme il n'y a pas de bonne explication je crois que beaucoup d'entre nous ne sommes pas très convaincus... Proviseur : Vous pourriez vous plaindre si vous étiez classé parmi les 100 premiers élèves ! (7) Taku : J'étais 89e cette fois-ci ! Proviseur : ... Est-ce que vous n'agissez pas ainsi parce que votre professeur est une femme !? Taku °: Je ne pensais pas que l'école raviverait les protestations après cela. Cependant, au rassemblement matinal une semaine plus tard... Proviseur : La décision d'annuler le voyage du collège a été approuvée même par le conseil parental. Certains élèves semblent encore en faire grand cas, aussi nous souhaiterions qu'ils s'en expliquent clairement. Afin de nous assurer de qui n'est pas satisfait, que ceux-ci veuillent bien lever la main dès maintenant. Fille : Ils sont courageux, hein ? Taku °: C'était Yutaka MATSUNO. Proviseur : Très bien. Il y aura une réunion d'explication. Venez en classe d'art après l'école s.v.p. Ce sera tout. [Classe d'art] Tableau : La réunion d'explication a été ajournée. Inscrivez votre nom et n° de classe sur une feuille de papier et exprimez votre opinion sur l'annulation du voyage du collège. Feuille : 3e année - Classe 3 - Taku MORISAKI Feuille : Cette annulation n'a aucun sens, et je pense qu'il ne s'agit que de conforter la conscience des professeurs et des parents. [Yutaka entre] Yutaka : Je viens de voir YAMAMURA dans les escaliers. Il m'a demandé de te dire qu'il était désolé. Pardonnes-lui. Taku : Quel idiot. Feuille : Yutaka MATSUNO - 3e année - Classe 4 Je ne puis comprendre l'annulation car c'est une décision strictement partiale. dix ou vingt ans après avoir été diplômé de cette école, je penserai toujours que vos décisions étaient très injustes. Taku : Waoh... Tu penses déjà à dix ou vingt ans dans l'avenir... Taku °: Depuis lors, à l'intérieur de moi, Matsuno a toujours été un peu différent des autres. [Retour aux vacances d'été] Yutaka : Voici Taku MORISAKI, de la classe 4. Et voici notre nouvelle élève, Rikako MUTO. Rikako : Bon, j'y vais. "Tu m'aideras pour le second semestre". (8) Taku : Toi alors... déjà après elle !? Yutaka : Mais pas du tout. Elle m'a demandé où était la librairie Kinsendo. Comme ses bouquins sont là-bas, elle voulait les prendre. [Centre-ville] Taku : ... et j'ai appris que le cuistôt à mon boulot avait été un gros gars de la mafia. Parfois il squatte et fume exactement comme à leur habitude.(9) ... Qu'est-ce qu'il y a ? Yutaka : Eh bien, je me demandais si elle avait des problèmes pour être transférée à cette période de l'année. Taku *: D'accord, je comprends... Je vois pourquoi Matsuno m'a réellement appelé... Taku : Peut-être que son père a été muté, je pense. Yutaka : A plus tard ! Taku °: Quand j'ai réalisé que Matsuno était attiré par elle, je me suis particulièrement inquiété. "Ne vas pas vers elle. Les femmes ne veulent que le look d'un mec de toute façon. Les femmes ne peuvent jamais trouver ton bon fond..." [Le lycée] Elève : J'y vais !! Taku °: Quand le second semestre commença, Rikako fit une forte impression parmi les innocents jeunes provinciaux que nous étions. Elève A : Hey, Morisaki, regarde du côté des filles, c'est intéressant. Taku : Tu parles d'Ariga...? Ils sont impressionnants, je sais. Elève A : Non, le court du fond ! Taku : Elle "touche bien"...! Elève A : SERI, du club de tennis, s'est faite traiter comme une gamine. [Vestiaires] Elève B : Muto a été excellente ! Elève A : Elle joue comme une pro ! Elle a dû s'entraîner dur. Elève C : Les filles de Tôkyô frappent vraiment la balle différemment. Elève B : C'est fascinant ! Elève C : Et elle a de belles jambes. Elève A : Mais une fille comme ça a l'air d'être entêtée. Taku : Ah, Muto s'est faite plutôt remarquer ! Yutaka : Ne dis pas des choses comme ça ! Taku : Hey, Matsuno ! Yutaka : Désolé. Il semble que Muto ait été un peu perdue en classe. Je m'inquiétais de ce qu'elle soit différente. Taku : Hm... perdue ? Yutaka : De façons très diverses.   [Tableau de résultats] : {N° 12 : MUTO Rikako.} Taku : Elle s'est classée 12e si rapidement. Tadashi : Elle réussit en sport comme en études, c'est une "Superwoman" ! Et toi Taku, tu... Taku : 92ème ! Tadashi : Tu étais un si bon élève au collège... Fille A : Quelle attitude ! Fille B : Une snob ! Akiko : Arrêtez ! Ne parlez pas comme ça.-- Le cours va commencer. Tadashi : Qu'est-ce que tu as ? Perdu dans l'admiration de Muto ? Taku : Non. Je pensais juste qu'elle n'avait pas l'air si heureuse. Tadashi : A quoi penses-tu !? elle est 12ème ! 12ème ! [Chez Taku] Mère de Taku : Il paraît qu'une certaine MUTO a été transférée dans ton niveau. Taku : Hm. Pourquoi ? Mère de Taku : C'est une élève brillante dit-on. Pas étonnant qu'elle soit de Tôkyô. Taku : Comment tu sais tout ça ? Mère de Taku : C'était au meeting de l'Union Agricole. Sa mère est la soeur du propriétaire des fameux vergers MUTO. A propos de la mère de Rikako... Taku : Hum...? Mère de Taku : Elle est revenue ici à cause de problèmes familiaux, en ramenant son fils et sa fille. Taku : Problèmes familiaux ?... Ils ont peut-être divorcé. Je me demande si le père de Muto est toujours à Tôkyô. Mère de Taku : Ca je ne sais pas. Taku : "C'était très bon". (2) Mère de Taku : Atsushi ! Pourquoi est-ce que tu en mets partout !? Taku : Pauvre Muto. Si elle travaillait si bien elle pouvait aller dans un bon lycée de Tôkyô. C'est dommage que les enfants aient dû venir à cause de leurs parents. Mère de Taku : C'est différent pour une mère ! N'importe laquelle emporterait ses enfants avec elle ! Taku : Qu'est-ce qui te prend, d'être si énervée? Mère de Taku : Cela a dû être difficile pour elle de rentrer comme ça. Comment pourrait-elle laisser ses enfants et penser à quelque chose comme qu'ils aient une bonne école ? La plupart des mères dans ce cas feraient pareil. Taku : ... par expérience, hein. Mère de Taku : Tu devras être gentil avec Muto. Ca ne doit pas être évident d'arriver dans un endroit pareil. Taku : Oui, oui... {télévision : Gokaider !}(10) [Plus tard] Mère de Taku : Taku ! Taku, téléphone ! Taku : Oui ! Allo ? ah, Matsuno ? Comment va ? Yutaka : Bien. Taku : Qu'est-ce qu'il y a ? Yutaka : Ce n'était pas nécessaire que je t'appelle mais... Taku : Uh ? Yutaka : Je suis allé chez Muto aujourd'hui. Taku : Chez Muto ? Yutaka : Muto était absente avec un rhume aujourd'hui, et j'ai appris qu'elle vivait seule, alors je me suis inquiété. Taku : Elle vit toute seule...? Ce n'est pourtant pas si loin de Hariga à l'école. Yutaka : Non. Taku : Et tu es allé la voir par toi-même ? Yutaka : Oui. Quand j'y suis allé, Muto était seule et dormait. Taku : Elle dormait... et...? Yutaka : C'est tout. Taku : Oui. Yutaka : C'est tout. Taku : Oui. Taku *: Tu aimes ce genre de filles, Matsuno... Taku °: Mars arriva, et nous sommes finalement partis pour le voyage du lycée que nous attendions tant. [Hawaii] Elève 1 : Morisaki. Taku : Hein ? Elève 1 : Tu ne vas pas à la plage ? Elève 2 : On devra rentrer à Kôchi demain. Taku : C'est que, mon estomac est un peu dérangé depuis ce matin. Elève 1 : Mon pauvre vieux... Elève 2 : Bon, à plus. Taku : Ouais. Taku °: Et puis, ce voyage du lycée allait me ruiner la vie, jusqu'à beaucoup plus tard. Rikako : Morisaki !... Pourrais-tu me prêter de l'argent ? Taku : De l'argent ? Qu'y a-t-il ? Tu as trop dépensé ? Rikako : Euh, et bien... En fait, il semble que j'aie perdu tout mon argent. Taku : Ah !? C'est un gros problème ! Tu l'as signalé à ton prof ? Si ce sont des Travelers Cheques et que tu les contactes, tu pourras les récupérer ! Rikako : Je n'ai pas envie de me faire gronder. Taku : Qu'est-ce que tu dis ?! Sois sérieuse, ton argent est très important ! Rikako : Hi, hi, hi... Excuse-moi. Tu avais comme l'accent d'un acteur de films démodé. On s'assoit ? J'étais aussi très ennuyée. Je vais t'expliquer clairement : Mon argent était en liquide parce que je trouvais les Travelers Cheques peu pratiques, alors... Taku : Ce n'étaient que des dollars ? Rikako : Oui, environ $400. Ils ont disparu avant même que j'aie pu en utiliser. Taku : Tu n'aurais pas dû emmener tout l'argent en liquide. Les 30 000 autres Yen étaient sensés être en Travelers Cheques. Rikako : Mais personne ne respecte toutes ces règles ! Et puis quoi, voilà que tu parles comme un prof ! Es-tu un élève si modèle ?! C'est bien différent de ce que j'ai entendu de toi, je suis déçue. Taku : ... Avec ton accent de Tôkyô on croirait ton attitude provocatrice. Rikako : Tu dis ?... Je n'avais pas l'intention de me disputer ! Eh ? Taku : Ouais, et moi je ne suis pas un acteur démodé ! Rikako : Morisaki, tu es du genre plutôt rancunier. C'est la première fois qu'on me dit que je semble provocatrice. Est-ce qu'on me trouve vraiment ainsi ? Taku : Oui ,tout le monde le pense. Personne ne te le dit parce que tu leur répondrais qu'ils ont l'air d'acteurs de films démodés. Rikako : Ca va, arrêtes !... C'était de ma faute. Je ne voulais pas me moquer de toi. Mais dans les films, ils utilisent volontairement un accent provincial : Je ne pensais pas que cela existait vraiment. quand je suis arrivée à Kôchi, tout le monde parlait avec cet accent. Ca m'a étonné. C'est la première fois que je le dis à quelqu'un. Je le pensais, mais je ne l'ai jamais dit. Taku : Ouais, tu ferais mieux pas. Rikako : Hm... Le langage est quelque chose d'important. Parfois je n'arrivais même pas à comprendre. J'ai l'impression d'être détestée depuis que je leur demande ce qu'elles veulent dire. Taku : Détestée ?... Par qui ? Rikako : Les mecs de la classe surtout. Ils ne me parlent que très rarement, à part le chef de classe, Matsuno. C'est un type sympa, non ? Taku : Oui, Matsuno est un chic type. C'est de Matsuno que tu as entendu parler de moi ? Rikako : Oui. On t'a vu travailler pendant les vacances de Noël, avec ton tablier au restaurant d'Obiyamachi. Matsuno disait que tu travaillais très dur. Et puis il m'a raconté plein de choses : Comme tu étais incontrôlable au collège, et votre "réunion d'explication"... Taku : Il t'a même parlé de ça ? Rikako : Dis, en ayant travaillé pendant l'été et l'hiver tu as dû gagner beaucoup d'argent. Taku : Combien il te faut ? Rikako : Combien peux-tu me prêter ? Taku : Je n'ai apporté que 60 000 Yen et 400 Dollars. Je n'en ai rien dépensé : je pourrais prêter les 300 Dollars. Rikako : C'est vrai ? Dis, tu ne pourrais pas plutôt me prêter 60 000 Yen ? Taku : Attends-moi ici. ... 60 000 Yen !? Rikako : Je te remercie beaucoup, Morisaki-sama. Taku : Comment veux-tu l'argent ? Je te le donne ici ? Rikako : Tu es quelqu'un de très prudent, n'est-ce pas. Assieds-toi dans cette chaise. Enveloppes l'argent dans ce mouchoir et redonnes-le moi. Taku : Ah, on a l'air de faire un commerce illégal... Rikako : Je te rembourserai de retour au Japon, mais ça risque de ne pas être très tôt. Je sais où avoir l'argent, mais ce ne sera pas tout de suite. Taku : Bah, peu importe quand tu l'auras. Rikako : Est-ce que tu pourrais n'en parler à personne ? Taku : Oui mais, pourquoi ? Rikako : Si Maman l'apprend elle va devenir folle. Taku *: Maman ?... Quel genre de fille est-elle donc ? Ah !! Yutaka : Salut. Taku : J'étais surpris que cette fille me connaisse, et euh... On dirait que vous avez fait la pair tous les deux, et que vous avez eu un rancard... Yutaka : Ce n'était pas un rendez-vous. Quand je l'ai rencontrée pendant les vacances d'hiver à Obiyamachi, j'ai beaucoup hésité mais je l'ai invitée à voir un film. A mon étonnement elle a accepté. J'étais nerveux et j'ai pas su quoi lui dire. Mais quand on est passés devant le restaurant où tu travaillais j'en ai profité pour remplir cette conversation un peu vide. Tu m'as sauvé. Taku : C'est parce que tu lui as parlé de moi qu'elle m'a demandé de lui faire un prêt. Yutaka : Elle t'a demandé... un prêt ? Taku : Oui. Elle disait qu'elle avait perdu du fric. Elle m'a vu passer, et elle a dû se souvenir que j'avais travaillé et gagné de l'argent. Yutaka : Eh...? Elle a perdu de l'argent !? La pauvre. Au fait, tu veux faire un tour en ville ? Taku : Bonne idée ! Yutaka : Je vais laisser mon maillot dans ma chambre, attends une seconde. Taku : Ok. [Le soir] Fille : Tu es bronzée !! Garçon : Délicieux. -Regarde ça comme c'est bon ! Rikako : Je t'avais dit de n'en parler à personne, et tu l'as déjà dit à Matsuno. Taku : Eh ?... Qu'est-ce que Matsuno a dit ? Rikako : Il m'a demandé si j'avais besoin de l'argent qu'il lui restait. Taku : Ah, c'est un type vraiment sympa, non ? Rikako : Je lui ai emprunté 20 000 Yen, mais n'en parle plus à personne ! Je vais avoir des ennuis ! Tu es bavard pour un mec, Morisaki. Taku : Mais quelle fille est-elle, pour être élevée comme ça !?? Taku °: Le lendemain, nous sommes revenus à Kôchi. J'avais acheté des "photos coquines" de Rikako à mon ami Suda, en guise de revanche. Je pensais que l'idée avait marché, et que je n'aurai plus affaire à elle. Quand la troisième année a commencé, Rikako et moi étions dans la même classe. (11) Rikako : Yumi, on déjeune ? Yumi : Oui ! Taku °: Rikako s'était trouvée une amie. Elle était de la classe, s'appelait Yumi KOHAMA, et était plutôt tranquille. Toutefois, même durant la "Golden week", Rikako ne m'avait toujours pas remboursé.(12) C'était comme si elle avait complètement oublié. [Chez Taku] Mère de Taku : Taku, téléphone. C'est de la part de KOHAMA. Taku : Allô, Kohama ? Tu appelles d'une cabine ? Yumi : Morisaki, je ne sais pas ce que je dois faire. Taku : Qu'est-ce qu'il y a !? Yumi : Aujourd'hui, Rikako et moi devions aller à Osaka pour un concert et y rester deux nuits. Mais arrivées à l'aéroport, Rikako a dit qu'en réalité elle allait à Tôkyô. Elle disait qu'elle avait tout prévu. Et là je lui ai dit que j'allais aux toilettes, pour pouvoir t'appeler. Taku : Qu'est-ce que c'est que tout ça !? Yumi : Rikako a dit que ce n'était pas si grave d'aller à Tôkyô comme ce n'était que pour deux nuits. Elle m'a dit qu'elle avait déjà acheté deux tickets pour Tôkyô. mais je ne veux pas mentir à ma mère ! Taku : Calme-toi. Tu n'as qu'à ne pas aller avec elle. Refuse simplement et laisse-la partir seule. Yumi : Mais la mère de Rikako n'a accepté ce voyage que parce que je l'accompagnais, alors il faut qu'on parte ensemble. Qu'est-ce que je dois faire ??? Taku : Ce que tu peux... Eh ? Attends un peu, pourquoi tu me le demandes à moi, d'abord !? Yumi : Parce que Rikako m'a dit qu'elle t'avait emprunté de l'argent pour les billets. Si vous êtes si proches tu dois pouvoir la convaincre. S'il te plaît Morisaki, viens à l'aéroport. Notre vol est à 11h 30, il te reste une heure et demi. Je t'en prie, viens vite ! Taku *: Cet argent ! ... Ce n'était qu'un mensonge, qu'elle avait perdu son argent à Hawaii ! C'était pour le voyage d'aujourd'hui ! Comment a-t-elle pu me prendre pour un tel idiot ?! C'en est trop ! Yumi : Morisaki, tu es venu ! Taku : Où est Muto ? Yumi : Elle est aux toilettes. Elle m'a dit qu'elle ne se sentait pas bien depuis ce matin. J'espère qu'elle se sentira assez mal pour devoir annuler ce voyage, mais... Taku : De toute façon, ce que fait Muto est mal. Si tu es son amie, pourquoi tu ne lui donnes pas une leçon ? Yumi : Mais Rikako dit qu'elle veut vraiment aller voir son Papa. Je la comprends, la pauvre. Taku : Papa ? Il s'agit de son père ? Rikako : Quoi !? Qu'est-ce que tu fais ici ? Tu l'as appelé, Yumi ? Yumi : Rikako, arrêtons de mentir à nos parents. Si tu disais la vérité à ta mère ? Rikako : Maman ne me laisserait jamais y aller ! C'est pour ça que j'ai tout préparé depuis longtemps. Taku : Ah, attendez une seconde. Kohama, pourquoi ne pas appeler ta mère, lui dire que tu te sens mal et que tu veux rentrer ? Yumi : Euh, mais... Taku : Dis-lui aussi que Muto s'inquiétait mais ne voulait pas gâcher les places de concert, alors elle est partie toute seule. Tes parents te disent beaucoup de choses, mais c'est juste qu'ils s'inquiètent pour toi. Je ne pense pas qu'ils disent quoi que ce soit de Muto. Yumi : C'est vrai ! Ma mère ne connaît pas la tienne, elle ne lui dira rien de tout ça ! Rikako : Très bien, vas-y. Yumi : Je vais téléphoner ! Taku : Kohama a été vraiment bien élevée, pas comme d'autres. Elle n'a pas changé d'avis pour aller s'amuser à Tôkyô. Uh !... ... Tu ne vas pas très bien ? Rikako : C'est à cause du 1er jour de mes règles. Parfois je dois même rester couchée à cause d'anémie. Taku : Rester couchée...? Rikako : Les hommes ne connaissent pas ça. Taku : Est-ce que tu vas partir quand même ? Rikako : Je récupérerai l'argent que je t'ai emprunté auprès de mon père, alors ne t'inquiètes pas, ok ? Taku : Si tu es nerveuse d'y aller toute seule, je pourrais y aller avec toi... Rikako : C'est vrai ? Tu ferais vraiment ça pour moi ? [Dans l'avion] Taku : Dis-moi... Rikako : Oui ? Taku : Ton père sait que tu viens, n'est-ce pas ? Il viendra à l'aéroport d'Haneda ? Rikako : Je ne pense pas. Taku : Tu penses que ton père me trouvera un endroit pour dormir ? Rikako : Bien sûr. Je le lui demanderai. Tu sais, j'ai l'intention de dire à Papa que j'aimerais retourner avec lui, vivre à Tôkyô. Annonce : Votre attention s'il vous plaît : cet avion va bientôt atterrir à l'aéroport d'Haneda... {Panneau : quai d'embarquement monorail} Taku °: En marchant dans Tôkyô avec Rikako, je pensais qu'elle m'avait eu encore une fois. Pourtant je ne pouvais pas la laisser comme ça aller seule à Tôkyô. Rikako : Vraiment, la sortie Sud est magnifique avec ces cerisiers. Le bas-quartier de Seijo est par ici. Taku : Eh... Rikako : La maison des parents de Papa était par ici ; c'étaient des champs autrefois. Taku : Ah ? Rikako : Et puis une société les a acquis, et on nous a donné la meilleure maison. Taku : Ah... Rikako : C'en était même trop grand pour une famille de quatre : Papa doit se sentir un peu triste tout seul. Taku : Il va être heureux de te voir lui rendre visite. [Devant l'immeuble] Rikako : Ca faisait longtemps !... Femme : Qui est-ce ? Rikako : Euh, je suis bien chez Mr MUTO ? Femme : Oui, mais... Rikako : Est-ce que Papa est là . Mr MUTO : Rikako ? Attends dans le hall, j'arrive.   Mr MUTO : Ah, ah, c'est une surprise que tu sois venue sans prévenir. Tu es venue seule ? Rikako : Avec mon "boyfriend" de Kôchi. Comme c'est les vacances on est venus ensembles. Mr MUTO : Ah bon ? Merci de t'en être occupé. Si on prenait un thé quelque part ? Rikako : Je voudrais voir la maison. Qu'est devenue ma chambre ? Mr MUTO : Bon, montons. Hm, toi, je suis désolé mais, ne pourrais-tu pas patienter un petit peu ici ? Taku : O-Oui... pfff... [Une femme passe] Mr MUTO : Morisaki. Je te suis reconnaissant d'avoir raccompagné Rikako d'aussi loin. Il paraît que tu n'as pas encore trouvé où loger, aussi je t'ai réservé une chambre dans cet hôtel.   Et puis, Rikako t'a emprunté de l'argent paraît-il. Merci beaucoup.   Taku °: Je me sentais sincèrement désolé pour elle. Taku : Ah, allô, Maman ? Mère de Taku : Taku ! On va bientôt dîner, dépêches-toi de rentrer. Taku : C'est que, je suis occupé et je ne peux pas rentrer. Mère de Taku : Dans ce cas on va commencer à dîner. Ne rentres pas trop tard. Taku : En fait je suis à Tôkyô... Mère de Taku : Tôkyô ? Qu'est-ce que tu me racontes, je t'ai vu ce matin. Taku : Mais j'ai "sauté" en avion jusqu'à Tôkyô. Mère de Taku : Ehhhh !? Taku : J'devais accompagner quelqu'un. Mère de Taku : Qui est ce "quelqu'un" ? Taku : De toute façon je reviens après-demain. Mère de Taku : Expliques-moi ça un peu mieux... [On frappe] Mère de Taku : Allô ? Allô !? Taku : Ah, je t'expliquerai dès que je rentrerai ; là je dois raccrocher. Mère de Taku : Attends, Taku ! Taku : Muto... Qu'est-ce que tu as ? Rikako : Je vais rester ici. comme la note revient à Papa, j'en ai bien le droit, non ? Taku °: Eh... C'était encore pire que dans un "drama", je pensais. (13) Taku : Muto. Tu prends une bière ? Tu ne bois pas ? Parfois on va boire sans que l'école le sache... Rikako : Fais-moi un "Kokuhai". (14) Rikako : Nous en buvions chez des amis, lors de fêtes, entre camarades. (15) Rikako : Papa disait qu'il partait en voyage avec son amie pendant ces jours fériés. Taku : Ah ouais ? Ce sont les vacances ! Rikako : Ma chambre a été complètement refaite. Le papier peint est devenu vert foncé !... Je hais le vert ! Taku : Hm, oui, le vert c'est pas terrible. Rikako : Et les lavabos en émail ! C'est ridicule ! C'est démodé depuis longtemps. Rikako : Tu sais Morisaki, quand ma mère et mon père se disputaient, je pensais que Maman était stupide. Elle s'énervait beaucoup, et comme Papa essayait de se défendre, ils se sont bêtement séparés comme dans un divorce. Mon frère et moi avons été séparés de nos amis pour être transférés dans d'autres écoles. J'ai toujours appuyé Papa, mais Papa n'était pas de mon côté. Taku : De ton côté ? Allons... Rikako : Je n'ai pas beaucoup de chance. Taku : C'est dommage pour toi, mais essaies d'être gentille avec ta mère en rentrant. Tu as bien pris un apart' seule pour protester contre elle. Rikako : J'ai pris cet apart' parce que je pensais qu'il n'était pas bon qu'on reste tous les trois chez Maman. Ce n'était pas pour protester. Taku : Ouais, mais... Rikako : Ca ne te regarde pas Morisaki. Télé : "Bonsoir. Comment vous occupez-vous en ce premier jour de "Golden Week" ?..." Taku *: Moi non plus, je n'ai pas vraiment beaucoup de chance. [Le matin] Rikako : Morisaki ! Taku : Hm ? Rikako : Debout ! dépêches-toi. Tu te réveilles enfin. Je n'ai pas pu utiliser le lavabo ni la baignoire : j'ai dû aller au rez-de- chaussée. Taku : Désolé. Rikako : Tu pourrais m'excuser environ 30 minutes ? Je voudrais me préparer pour voir quelqu'un. Taku : Ton père ? Rikako : Mon petit copain du lycée d'ici. Je viens de l'appeler, et comme ça fait longtemps il vient me rencontrer, à cet hôtel. Taku : Ah, c'est bien. Rikako : Je voudrais me préparer vite : il faut que je prenne la douche, tu peux sortir vite ? [En ville] Taku °: C'est probablement à ce moment là que je me suis décidé à étudier dans une université de Tôkyô. Sans doute, j'étais soulagé de sentir que Rikako essayait de se reprendre. [L'hôtel] Rikako : Tu arrives juste à temps. Mon ami vient d'appeler du hall. Taku : Ah oui ? Rikako : Bon, j'y vais ! Ah ! Comment on fait pour la clé ? Tu ressors Morisaki ? Taku : J'vais faire un somme dans la chambre, files-la moi. Rikako : Vraiment ? Je suis navrée. Taku : T'en fais pas. Amuses-toi bien. [Téléphone] Taku : Oui ? Rikako : Morisaki, Excuses-moi, mais tu ne pourrais pas venir en bas, au salon de thé ? Taku : Qu'est-ce qu'il y a ? tu as oublié ton sac ? Rikako : Non, mais viens ! Penses que c'est pour m'aider. Taku : Allons, qu'est-ce qu'il y a cette fois...!? [Salon de thé] Rikako : Morisaki, par ici ! Voici Morisaki. Il s'inquiétait et m'a accompagnée jusqu'à Tôkyô. Morisaki, voici mon ex-camarade, OKADA. OKADA : Salut. Rikako, tu t'es déjà fait un petit ami !? Ca me choque un peu. Rikako : C'est toi qui dit ça ?! Je ne pensais pas que tu sortirais avec Ryoko si peu de temps après mon départ. Je me suis senties comme trahie ! Non mais... Okada : Ehh ??? Mais toi tu es bien plus mignonne. Même Ryoko le dit : "A coté de Rikako je n'ai l'air de rien". Rikako : Ecoutes ça Morisaki ! tu ne trouves pas ça choquant ? Je suis sortie avec Okada pendant un an, et il a fréquenté une autre 2 mois après que je sois partie. Et c'était une de mes amies. Taku : Bah, c'est comme ça. Rikako : C'est un type plutôt cool, n'est-ce pas ? Okada : Ah, ah. J'en ai déjà parlé avec Ryoko : Si nous allions tous au ciné, avec lui et toi ? Un "double rendez-vous", quoi.. Rikako : Je voudrais bien y aller, mais... Papa doit venir tout à l'heure et on doit déjeuner ensemble, hein ? Okada : J'aurais prévu quelque chose pour vous si j'avais su que tu venais, c'est dommage. Enfin, ta mère est un peu méchante avec toi : Si tu prépares l'examen d'entrée d'universités d'ici, il aurait mieux valu te laisser. Mais elle t'a obligée à la suivre ; elle ne pensait pas beaucoup à ses enfants. Taku : Qu'est-ce que c'est ces histoires de penser aux enfants !? Ce n'est plus une collégienne ! Rikako : Qu'est-ce que tu as Morisaki ? Taku : C'est absurde !... Toi, et ce mec. Okada : On dirait qu'il est un peu jaloux de moi. Je suis désolé. Taku °: J'en étais désappointé. Cette Rikako qui était toujours digne, n'était plus à Tôkyô qu'une enfant flirtant et souriant à des types stupides ! [On frappe] Rikako : Muto... Rikako : Okada m'a demandé de te dire qu'il ne t'en voulait pas. Il est vraiment stupide n'est-ce pas ? Lorsque nous sortions ensembles, je le trouvais gentil et généreux. Au début je t'ai appelé pour "faire bien", mais quand tu es parti en nous laissant tous les deux seuls, je me suis sentie bête. Quels enfantillages ; de sa part, comme de moi. Taku : Bah, je comprends que ça t'ait choqué qu'il en ait fréquenté une autre. Rikako : Tu ne comprends vraiment rien, Morisaki. J'étais choquée parce que Okada m'est apparu comme totalement différent. Ce garçon ne parle que de lui-même. Il ne m'a même pas demandé comment je trouvais Kôchi. En fait il a toujours été comme ça ; c'est juste que je ne l'avais pas réalisé. Rikako : Ce soir je resterai chez ma tante : rester tous les deux dans la même chambre serait un peu douteux. On se revoit demain au guichet de l'aéroport. ... Ce voyage à Tôkyô fut affreux, n'est ce pas ? Taku °: On aurait dit qu'en 30 minutes, Rikako était comme devenue adulte. [Au lycée] Rikako : Hey, Yumi, où l'as-tu acheté ? Yumi : Tu en voudrais un aussi ? Taku °: Les vacances finies, les cours ont recommencé : Rikako agissait comme si rien ne s'était passé. Comme auparavant, on ne la voyait qu'avec Yumi Kohama. [Aux toilettes] Akiko : Dis-moi si je me trompe : ce n'est pas que je m'en fais pour toi, mais si je ne t'en parle pas tu risques de te retrouver seule... Je sais que tu as des raisons mais tu pourrais... Rikako : Laisses-moi tranquille ! [Le toit] Taku : Comment ont été tes examens ? Yutaka : Pas très fort... Pendant les grandes vacances, j'irai dans une "école de bachotage". Taku : Ah ? Des cours intensifs... Yutaka : Ca me changera un peu. Dis... Taku : Oui ? Yutaka : Ne te fâches pas si je te demande quelque chose d'étrange. Pendant les vacances, tu es allé en voyage avec Muto. Taku : Ah... En effet. Comment le sais-tu ? Yutaka : Comment...? C'est ce qui se raconte beaucoup, tu ne l'avais pas remarqué ? Taku : Non, du tout. Yutaka : C'est tout à fait toi. Comme vous y êtes resté deux jours, on a préféré ne pas en plaisanter ouvertement : c'est resté une rumeur. Taku : Ecoutes, je ne sais pas ce que tu as entendu, mais Muto est uniquement allée voir son père. Yutaka : C'est bien ce qu'on m'a dit. Taku : On t'a dit... mais, qui ? Kohama ? Yutaka : Kohama ? Pourquoi Kohama ? De Muto elle-même. L'autre jour je l'ai rencontrée à la librairie, et je lui ai demandé. [flashback] Rikako : Encore cette histoire !? Je suis allée à Tôkyô avec Morisaki, effectivement, et nous sommes restés au même hôtel. En quoi cela te regarde ?? Yutaka : Je... Je t'aime, Muto. Rikako : ... Je déteste Kôchi... et je déteste les gens qui ont l'accent de Kôchi ! Je ne pourrai jamais m'en faire d'ami, ça me dégoutte rien que d'y penser. (16) [Le toit] Taku : Ca la... dégoutte ? Yutaka : C'est ça... c'était assez brutal. Taku : C'est pour ça que tu as eu de telles notes ? Yutaka : Je me changerai les idées pendant les grandes vacances. Taku : Ca la dégoutte : ça c'est trop fort ! Yutaka : Morisaki. [En classe] Rikako : Tu achèterais le rouge ou le blanc ? Yumi : Le rouge. Rikako : Mais le blanc... Taku : Il faut que je te parle une seconde. Suis-moi ! Rikako : Quoi !? Rikako : Qu'est-ce qu'il y a ? Je préférerais que tu ne me parles pas à l'école, on nous regarde. Taku : Il paraît que tu as dit à Matsuno que nous sommes restés au même hôtel à Tôkyô. Rikako : Je lui ai dit, oui. Taku : C'est toi qui as insisté pour rester avec moi ! Avec ces histoires tu sais dans quoi tu me mets ?! Rikako : Quoi ?? Taku : A cause de toi j'ai de gros problèmes ! Tu n'es qu'une peste !! (aïe~) Rikako : Tu es vraiment attentionné envers tes amis !!! Ca suffit ! Taku *: Assurément, ce voyage à Tôkyô ne fut rien de bon, ni pour Rikako, ni pour moi. Taku °: L'automne arriva. Rikako était comme toujours à l'écart. Toutefois ses notes allaient au moins toujours plus haut. Et puis, lorsqu'arriva le dernier festival du lycée... [Stand Udon et Soba](17) Fille 1 : Approchez, qui veut des "Udon" ? Fille 2 : Hé, elle n'est même pas ici aujourd'hui non plus. Fille 3 : Je suis sure qu'elle manquera la danse demain. Elle n'a jamais fait les exercices. Fille 2 : Quelle idiote ! Fille 1 : Elle essaie d'améliorer ses notes en ne participant pas au festival. Fille 3 : Hm, il faudrait qu'on lui parle. Fille 2 : On essaie demain ? Je vais... Homme : Excusez-moi. Filles 123 ! Bienvenue ! [le lendemain] Annonce : Annonce du comité d'organisation : le dernier programme d'aujourd'hui étant le "paradis de danse", que les groupes qui ont fini de nettoyer viennent au terrain de sport. Je répète... Rikako : C'est tout ce que vous aviez à me dire ? Je suis pressée alors... Fille 1 : Attends ! Qu'est-ce que tu veux dire par "tu es pressée" !? Qu'est-ce que tu fais de l'unité de la classe ? Rikako : Quoi, l'unité de la classe !? On dirait un politicien, c'est ridicule ! Fille 1 : Tu ne penses qu'à toi-même. Tu crois que ça marche en société ? Rikako : De quelle société vous parlez, où l'on ne pourrait pas penser à soi ?? Les gens le feraient pour moi peut-être ?! C'est bien normal que je pense à moi. Fille 2 : Tu fais comme si tu te foutais des mecs, alors que tu flirts sans cesse. Tu as même fait des avances à YAMAGIDA. Rikako : Yamagida ? Qui c'est ? Jamais vu, ni entendu ce nom ! Amènes-le moi ici, je lui dirai ce que j'en pense ! Fille 2 : Ehhh ? Qu'est-ce que tu dis...? Akiko : Arrêtez ! Vous allez ternir votre dossier scolaire. Ce n'est pas la peine de pleurer pour une fille comme elle. Fille 3 : Souviens-toi de ça ! Akiko : Il se peut que je t'aie mal jugée. Rikako : Morisaki !? Depuis quand es-tu là ?! Taku : Oh ?... Je suis venu jeter ça ; je viens d'entendre des voix... Tu as de la classe, de ne pas avoir été intimidée devant toutes ces filles. Celle qui t'a attaquée a même pleuré... C'est remarquable ! Rikako : Idiot ! Tu n'es qu'une peste ! Yutaka : Hé ! Taku : Ah...! Yutaka : J'ai vu Muto, elle courrait. On aurait dit qu'elle pleurait. Taku : Ah, elle a tout juste été maltraitée, par des filles de la classe. Elle a séché les exercices et les répétitions alors... Mais elle a été la plus forte, elles n'ont pas pu lui faire grand chose. C'est bien Muto ! Elle garde un courage remarquable !... Yutaka : Tu ne les as pas arrêtées !? Taku : Si je l'avais fait, elles m'auraient répondu que je la colle de trop. Ca lui apprendra. Après tout, quelle insolente ! (ouch!) Yutaka : Pauvre imbécile !   Taku °: A ce moment, je pensais que, le lendemain, je pourrais à nouveau parler normalement avec Matsuno. Toutefois, Matsuno et moi avons par la suite été diplômés, sans que nous ne nous soyons parlé. Quant à Rikako, elle est allée à l'université locale, à Kôchi. Matsuno à Kyôto. Et moi à une université de Tôkyô. Nous fûmes séparés. [Retour dans l'avion qui atterrit](18) Annonce : Mmes et Ms, notre avion est arrivé à l'aéroport de Kôchi. Nous vous remercions de... [Dehors] Yutaka : Hey, Morisaki. Taku : Matsuno ? Taku : Tu t'es dérangé pour venir me chercher. Yutaka : Bah, j'ai eu mon permis de conduire le mois dernier. Taku : Tu es si consciencieux que tu es déjà allé à l'école de conduite. Moi, j'ai bien pris un mois pour m'habituer à la ville, un mois pour m'habituer à l'université, et un mois pour m'habituer à mon job. Et maintenant c'est déjà les grandes vacances. (19) Yutaka : Il doit y avoir des différences culturelles entre Tôkyô et Kyôto. Kyôto a une culture plus similaire à celle d'ici, je m'y suis fait facilement. Enfin, c'est bien que Kôchi ne soit pas si encombré. Taku : Ici tu peux tout trouver au même endroit, c'est plaisant. On dit que Tôkyô est pratique, mais dès que tu veux te déplacer, ça prend facilement une heure. Yutaka : Si tu as une heure tu peux aller à Katsurahama et te balader. Taku : C'est vrai. Mais même pour aller au stade Jingu, avec le changement de train ça prend une heure. Yutaka : Par contre à Kyôto si tu as une heure tu peux aller à Oosaka, à Biwako, ou encore à Nara. Taku : Ah ? On dirait que c'est plutôt bien là-bas. Taku : Eh, tu entres ? Yutaka : Non, pas aujourd'hui. Tes parents doivent t'attendre. Je te verrai sans doute demain à la réunion de la classe. Taku : Ah. Yutaka : Ah ! Il y a quelque chose que je pensais te dire depuis longtemps : J'étais vraiment désolé pour ça. Taku : ... Ah, je vois, c'est pour ça que tu es venu me ramener. Ah ah ah ah ah. Yutaka : Je t'appellerai plus tard. Taku : Dis, tu ne veux pas faire un petit tour ? Ca fait si longtemps. [Sur la digue] Yutaka : A cette époque, je t'ai frappé parce que j'ai compris que tu te retenais à cause de moi. Je n'avais pas réalisé jusqu'alors... le fait que tu aimais Muto. Taku : Matsuno et moi sommes resté une heure à cet endroit. (20) Puis nous sommes rentrés.   [Réunion des anciens élèves de la classe] {Panneau : "Réservé"} Garçon 1 : Megumi, tu es à Oosaka ? C'est près de chez moi, à Kobe ! Megumi : Ah ! Tu bois ? Garçon 2 : Mais pourquoi aurais-je à parler aux anciens pour quitter le club !? Fille 1 : Avec cet homme je suis allée à Disneyland. Nous étions en retard et il n'y avait plus de train. Fille 2 : Et qu'est-ce que vous avez fait ?? Garçon 2 : Mais même pour un club de ski, il y a tous ces entraînements, je recevrai tellement d'appels : c'est insoutenable !! Taku : Eh, ne bois pas autant Yamao ! Tadashi YAMAO : Elle est en retard. Yutaka : En retard ? Qui ça !? Tadashi : Elle est en retard. Garçon 3 : Vas-y ! (?) (applaudissements) Taku : Eh bien...? Akiko : Yamamoto vient juste d'avouer. Il était amoureux de Nishimura. Taku : Il s'est décidé. Akiko : On dirait qu'un couple est né. Tadashi : Très bien, je vais me confesser aussi. En fait, j'aime KOHAMA Yumi... depuis très longtemps ! Garçon Y: Ahhh, quelle bravoure ! Tu es vraiment un homme ! Tadashi : Je l'ai toujours appréciée. Elle était toujours derrière la fameuse Muto, mais elle était si mignonne ! Alors que toi tu ne faisais que regarder Muto... Taku : Qu'est-ce que tu me chantes là ?... (baboom) Taku : Regardes-toi... Tu veux aller aux toilettes ? Garçon Y?: Hey, Yamao, est-ce que tu vas bien ? Akiko : Muto ne viendra-t-elle vraiment pas...? Muto m'a dit qu'elle regrettait de t'avoir dit des choses horribles, Matsuno. Yutaka : Eh !? Taku : Je crois qu'il est vraiment "fait". Au fait, tu es devenue vraiment mignonne, Shimizu. Akiko : Je te remercie. Mais Muto aussi est devenue très belle, bien qu'elle l'était déjà beaucoup. Taku : Ah...!? Yutaka : Shimizu disait qu'elle avait rencontré Muto. Taku : Muto n'est pas ici. Akiko : Je l'ai rencontrée hier chez le vendeur de glaces. Je luis ai parlé de la réunion de la classe mais... elle doit être rentrée chez elle à présent. Taku : Rentrée...? Taku : Est-ce que Muto ne serait pas à Tôkyô ? Akiko : Oui. Je pensais moi aussi qu'elle allait à l'université de Kôchi. J'ai entendu dire qu'elle s'y était présentée et avait été reçue, mais qu'elle avait en même temps été reçue à une université de Tôkyô ! Taku : Quand tu es tombée sur elle, tu lui as fait : "Ah ! Ca fait longtemps qu'on ne s'est pas vues ! Qu'est-ce que tu deviens ?" ? Akiko : Comment tu sais ça !? Taku : Eh, je pensais que tu n'aimais pas beaucoup Muto. Akiko : C'est vrai... je ne l'aimais pas. Je le détestais presque même. Mais quand je l'ai rencontrée je ne pouvais plus croire que je la détestais. C'est un peu comme changer de sièges ! A l'école primaire, quand on se retrouve à la place voisine d'un enfant qu'on n'aime pas, on voudrait ne plus du tout retourner à l'école ! Avec une vision si fermée, on ne supporte pas que cette personne s'approche. Lorsqu'on est ouvert à d'autres choses comme des cours privés ou du piano, alors ces quelques personnes ne nous importent plus. Taku : En fait, Shimizu, cela voudrait dire qu'en réfléchissant, tu réalises avoir eu cette vision "étroite", et que c'est pour cela que Muto t'apparaissait antipathique ? Akiko : C'était très puéril. C'était un peu de ma faute, mais, Muto reconnaît qu'elle était elle-même tout aussi bornée ! Fille : Oh, Yumi ! Garçon : Oh, KOHAMA !! Tadashi : Kohama...? ...Kohama. Kohamaaa ! KOHAMA ! KOHAMA !!   [Dehors] Taku : Hé, allez dépêches-toi ! Taku : Eh ? Kohama, tu as aussi rencontré Muto ? Yumi : Oui. J'aurais bien aimé que Rikako vienne. Yutaka : Je pensais qu'elle allait venir moi aussi. Taku : Ahh. Yumi : Ah, Rikako m'a dit qu'il y avait quelqu'un à Tôkyô qu'elle voulait revoir. Mais je ne sais pas qui c'est. Celui qu'elle voulait rencontrer était un type "qui dormait dans une baignoire". Akiko : C'est magnifique quand on n'a pas vu ça depuis longtemps n'est-ce pas ? Le château. Taku *: Ce château de Kôchi tout illuminé, regardé ainsi, seul, ne me semble être qu'une perte d'électricité. Si j'étais avec Rikako, sans doute trouverais-je cela magnifique. Lorsque nous étions au lycée, je souhaitais bavarder avec elle de multiples choses... Avec Rikako, comme en cet instant, j'aurais voulu regarder, là haut, ce château. Rikako : "Morisaki, tu ne pourrais pas me prêter de l'argent ?" "Et puis quoi, on dirait tout à fait un prof !!! Es-tu un élève si "modèle", Morisaki ? Ce n'est pas du tout ce que j'ai entendu sur toi, je suis déçue." "Je t'avais dit de n'en parler à personne, et tu l'as déjà dit à Matsuno." "Tu es bavard pour un mec, Morisaki." "Tu sais, j'ai l'intention de dire à Papa que j'aimerais retourner avec lui, vivre à Tôkyô." "Je vais rester ici. Comme la note revient à Papa, j'en ai bien le droit, non ?" "Ma chambre, elle a été complètement refaite ! Le papier peint est devenu vert foncé !!" "J'ai toujours appuyé Papa, mais Papa n'était pas de mon côté." "Je n'ai pas beaucoup de chance." "Quels enfantillages, de sa part, comme de moi." "Ce voyage à Tôkyô fut affreux, n'est-ce pas ?" "Tu es vraiment attentionné envers tes amis !!! Ca suffit !" "Idiot ! Tu n'es qu'une peste !!"   "Ah, ah. A Tôkyô, il y a quelqu'un que je voudrais revoir. Je vais te dire, qui est cette personne ; c'est celui qui dort dans la baignoire."   [Tôkyô, quelques jours plus tard, gare de Kichijôji](21) Annonce : Un train va bientôt arriver voie n° 3. Pour votre sécurité, veuillez rester derrière la ligne blanche.   Taku : Ah... C'est bien ce que je ressentais... Je l'aime vraiment. (22)   {Crédits } :   Doubleurs : Taku MORISAKI : Norio TOBITA Rikako MUTO : Yôko SAKAMOTO Yutaka MATSUNO : Seki TOSHIHIKO Yumi KOHAMA : Harue AYAKU (?) Tadashi YAMAO : Hikaru MORIKAWA (?) Mura KAWA (?) : Maru TOKU (?)   Auteur : Saeko HIMURO (23)   Chanson de fin : "Michiru" Musique de : Shigeru NAGATA Chantée par : Yôko SAKAMOTO ("Rikako") (24)   Réalisateur : Tomomi MOCHIZUKI (25)   Chara-designer / Directeur cellulos : Katsuya KONDO   Directeurs artistiques : Katsuya KONDO, Yaowa TANAKA(?)   Producteurs : Tarahasa NOZOMI (?), Tôru HORIKOSHI, Shinichiro MAEDA, Michio YOUKO.   STUDIOS GHIBLI   Traducteur français : Sylvain GOUPIL, 82, Rue Nationale, 85 500 Les Herbiers. (France)     Notes :   (1) Pourquoi ce titre ? La seule référence à la mer dans le film est le voyage à Hawaii. C'est là qu'a véritablement eu lieu le premier vrai contact entre Rikako et Taku. C'est aussi là qu'a été prise la photo que l'on voit au début, et que conservait Taku. Le film étant surtout composé de souvenirs, c'est en quelque sorte une réminiscence de l'impression qu'il a de ce lieu quand il se souvient de leur rencontre. Ghibli a par la suite attribué à ce film le nom "international" d'"Ocean Waves", mais le fandom anglophone l'avait depuis longtemps baptisé déjà, littéralement, I can hear the Ocean/sea. Et puis, Umi ga kikoeru, c'est le titre du roman de Saeko HIMURO ! (cf. note 23) (2) Formule de politesse toute faite. (3) Kôchi est en effet une ville portuaire (comme tant d'autres !) du sud du Japon, au Sud de l'île de Shikoku. C'est une région purement provinciale, très chaude, avec un dialecte/accent très marqué. (4) En deuxième année de lycée, sur trois. Il est nécessaire ici de connaître l'année scolaire nippone : d'Avril à Février. Le changement d'année scolaire ne se fait pas avec les vacances d'été, bien qu'elles soient aussi les plus longues (idem France). Ici donc, Taku et les autres lycéens sont en pleines grandes vacances, mais entre les deux semestres de l'année scolaire. (5) Les troisièmes années de coll&