Sujet:  script de KIKI'S DELIVERY SERVICE
Traduc. en francais : 16/03/96 en 5 heures seulement. ;-)

			"Kiki's Delivery Service"
		Realise et produit par Hayao Miyazaki
		Scenario original de Eiko Kadono

Traduction :
	Nikaku Animart (Anglaise)
	Renald Legendre (Francaise & Corrections depuis le Japonais)

SVP, veuillez laisser ce texte dans son integralite pour le
distribuer.
Merci.

Materiel utilise :
		Atari Computer, 1/2 litre de cola, des gateaux en vrac,
		un reveil pour aller quand meme en cours (!),
		Space Adventure Cobra, Tonari no Totoro.

Je vous recommande de mettre les tabulations de votre traitement
de
textes tous les 8 caracteres, et de mettre une police
non-proportionnelle.

J'ai inclus, egalement, apres le script, l'original et la traduction
en Francais de chacune des chansons de generique.

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Sur une colline verdoyante...)

RADIO:		...Et maintenant, la meteo pour le nord-ouest de
		Karikiya. De hautes pressions sur tout le territoire
		vont apporter du beau temps partout. Ce soir,
		le vent viendra de l'ouest/nord-ouest, vitesse 3,
		avec une superbe pleine lune.
		Demain il devrait faire beau, ainsi qu'apres-demain.
		A present, les prix du marche central de Karikiya...

(A la maison...)

KIKI:		Jiji ! Ca y est, j' ai decide ! Je partirai ce soir !


KIKI:		Maman !! (a Mme Dora) Oh, bonjour ! Maman, tu as
		entendu la meteo ? Il va faire beau, ce soir.
		Il y aura une pleine lune !

KOKIRI:		Kiki, tu as encore pris la radio de papa ?

KIKI:		Oui, mais il n'y pense pas. (a Mme Dora) Mme Dora,
		comment allez-vous ? Je me suis decidee,
		je vais partir ce soir.

KOKIRI:		Mais, ma cherie, tu disais que tu remettais ca
		pour dans un mois...

KIKI:		Mais je ne sais pas si la prochaine pleine lune sera
		aussi claire. Je voudrais partir par une belle nuit.

KOKIRI:		Ah...Attends une minute ! Kiki ! 

DORA:		Est-ce que les sorcieres doivent partir de leur
maison,
		est-ce que cela fait partie de votre entrainement ?

KOKIRI:		Oui, c'est une vieille coutume.
		Si une fille veut devenir sorciere, elle doit quitter
		sa maison a 13 ans.

DORA:		Si tot. Kiki a donc deja cet age ?

KOKIRI:		Mais quitter la maison, seule, si jeune,
		cela ne se fait plus trop, de nos jours.

DORA:		Je me souviens tres bien du jour ou tu es arrivee
		dans cette ville. Une fillette de 13 ans volant sur
		un balai, descendant du ciel.
		Les yeux etincelants, un peu impertinente...

KOKIRI:		Mais elle... Tout ce qu'elle arrive a maitriser,
		c'est le vol. Et il n'y aura plus personne pour
		m'aider a faire la medecine.

DORA:		C'est l'epoque qui veut ca. Tout change.
		Mais pour moi et mes rhumatismes, ta medecine
		est ce qui marche le mieux.

(Dans la chambre de Kiki...)

KIKI:		Eh bien, tu etais si impatient de partir,
		et maintenant que ca va avoir lieu, tu es surement
		anxieux.

JIJI:		Non, ce n'est pas ca. Apres tout, c'est le debut de
		ton independence, et tu devrais etre plus prevenante
		et plus calme.

KIKI:		Et alors, qu'est-ce que je devrais faire si j'attendais
		un mois de plus, et que pendant ce temps je trouvais un
		beau garcon ? Ca sera trop dur de tout quitter, a ce
		moment-la.

JIJI:		Tout ce qui pourrait arriver me soucie toujours,
		car, une fois decidee, tu es si impulsive.

KIKI:		Je suppose. Je suis si excitee, comme si j'allais
		ouvrir un cadeau.

(Le pńre de Kiki arrive...)

KIKI:		Papa, j'ai decide de partir ce soir.

OKINO:		Qu'est-ce que tu as dit ??

KIKI:		Je me suis decidee, un peu avant que tu arrives.

OKINO:		Mais regarde, j'ai attache l'equipement pour faire
		du camping la semaine prochaine...

KIKI:		Desolee.

OKINO:		C'est pas vrai ! Oh... Oh !


(Okino est au telephone...)

OKINO:		Merci. Nous allons attendre.
		(pianotant sur les touches)
		C'est Okino. Kiki va partir ce soir...
		Oui, oui, c'est vrai.

(Dans la chambre de Kiki...)

KOKIRI:		C'est beau, non ?

KIKI:		Si seulement c'etait mauve...

KOKIRI:		Les sorcieres portent cela depuis tres longtemps.

KIKI:		Un chat noir, des vetements noirs...
		Je suis toute en noir.

KOKIRI:		Kiki, ne t'inquietes pas trop pour ton apparence.
		Le plus important est ce qu'il y a 'a l'interieur'.

KIKI:		Oui, j'ai compris. Laisse-moi 'mon interieur'.
		C'est dommage que je ne puisse pas te le montrer.

KOKIRI:		Et n'oublie pas de toujours sourire.

KIKI:		O-kay !

KOKIRI:		Et ecris-nous une fois que tu seras installee.

(Kokiri quitte la piece, et Okino entre...)

KIKI:		Papa ! Je peux avoir la radio, dis ?
		La radio ?! Ouaaaaaaaaais !!

OKINO:		(riant) Je la perds, finalement...
		He, laisse-moi regarder ma petite sorciere.
		Tu ressembles a ta mńre quand elle etait plus jeune.

KIKI:		Papa, porte-moi haut, comme quand j'etais petite.

OKINO:		Tres bien. (Il la porte) Quand est-ce que tu as
		autant grandi ?...
		Si quelque chose ne va pas, tu peux toujours revenir
		a la maison.

KIKI:		Ca n'arrivera pas.

OKINO:		Ca serait bien si tu trouvais une belle ville.

KIKI:		D'accord.

(Le soir, dans le patio...)

VOISIN A:	C'est difficile--de trouver une ville ou vivre
		par soi-meme.

VOISIN B:	Kiki saura se debrouiller.

AMIE A:		Quel genre de ville tu vas choisir ?

AMIE B:		Une grande ville ?

KIKI:		Eh bien, je vais chercher une ville avec vue sur
		l'ocean.

AMIES:		Oh, c'est super. On t'envie !

KIKI:		Mais c'est pour mon entrainement. Je ne
deviendrai pas
		une sorciere si je ne passe pas un an dans une autre
		ville.

AMIE C:		Mais il y aura une discotheque la-bas, non ?

KOKIRI:		Kiki, c'est l'heure.

KIKI:		Tres bien.

KOKIRI:		Ma cherie, tu y vas avec ce balai ?

KIKI:		Oui, je viens de le faire. Il est beau, hein ?

KOKIRI:		Il n'irait pas; il est trop petit. Prends le balai
		de maman.

KIKI:		Oh, non ! Il est si vieux.

KOKIRI:		C'est pour ca qu'il ira. Il a traverse beaucoup
		d'epreuves, et il peut supporter n'importe quel orage.
		Prends-le, d'accord ?

KIKI:		Mais j'ai travaille si dur pour faire celui-la.
		Pas vrai, Jiji ?

JIJI:		Je pense que le balai de ta mere est mieux...

KIKI:		Rabat-joie !

DORA:		Kiki, quand tu seras installee dans ta nouvelle
ville,
		tu pourras te faire le tien, non ?

KIKI:		(Resignee) Bien... (echangeant les balais avec
Kokiri)

OKINO:		Fais attention.

KOKIRI:		Releve la tete.

KIKI:		J'y vais.

KOKIRI:		Fais de ton mieux ! Vas-y doucement ! Et ecris-
nous !

AMIES:		Vas-y, Kiki ! Vas-y, Kiki ! Vas-y, Kiki... !

(Kiki decolle...)

KOKIRI:		Oh, elle est toujours aussi maladroite !

OKINO:		(ecoutant avec les mains autour des oreilles)
		C'est OK. Je pense qu'elle a decolle sans difficulte.

VOISIN:		Je suppose qu'on n'entendra plus ces cloches
pendant
		un bon moment...


(Au-dessus de la ville...)

JIJI:		On prend quel chemin ?

KIKI:		Au sud, ou on pourra voir l'ocean.

KIKI:		Jiji ! Allume la radio, j'ai les mains occupees !
		Depeche-toi !

(Le generique defile...)

(Au-dessus du lac...)

KIKI:		Bonsoir.

SORCIERE:	Tiens donc...Tu es une nouvelle ?

KIKI:		Oui, je viens de partir ce soir.

SORCIERE:	Peux-tu eteindre la musique ? J'aime voler en silence.

KIKI:		Oh. Est-ce difficile de s'installer dans une ville
		etrangere ?

SORCIERE:	Eh bien, j'ai eu quelques problemes. Mais j'ai raconte
		la bonne aventure, donc tout va bien maintenant.

KIKI:		Raconter la bonne aventure...

SORCIERE:	Et plus tard, j'ai raconte le futur en amour et en
		argent.

KIKI:		Vraiment ?

SORCIERE:	Quelle est ta specialiteă ?

KIKI:		Eh bien, je ne sais pas encore...

SORCIERE:	Ah ? J'aurai termine mon entrainement d'ici peu.
		Je suis si contente de retourner a la maison, la tete
		remplie d'experiences et de souvenirs.
		(regardant en bas) C'est ma ville. Elle n'est pas
		grande, mais elle est tres bien. Toi aussi, fais de
		ton mieux.

KIKI:		Je le ferai.

SORCIERE:	(Partant avec un sourire...) Eh bien, au revoir !

JIJI:		Quelle snob ! Tu as vu ce chat ? Beh...

KIKI:		Une specialite...


(Un orage soudain...)

KIKI:		Qu'est-ce-qui se...! Cette meteo !!


JIJI:		C'est pas bon ! C'est un train de marchandises.

KIKI:		Dormons un peu jusqu'a ce que la pluie stoppe.

JIJI:		On ne va pas se faire attraper ?

KIKI:		Seulement si nous sommes deăcouverts. Je suis
trempee.

JIJI:		Ca ne tangue pas trop ?

KIKI:		Um... Ca sent bon.

(Le matin suivant...)

KIKI:		Ah, Ah ! (riant hysteriquement)

KIKI:		Desolee, je ne savais pas que c'etait votre dejeuner.

(Sur le wagon...)

KIKI:		Jiji, c'est la mer, c'est la mer ! C'est merveilleux !
		C'est la premiere fois que je vois la mer !

JIJI:		Ca nous fait une belle jambe ! C'est juste une grande
		etendue d'eau.

KIKI:		Regarde, regarde ! Une grande ville ! Je me
demande si
		il y a une sorciere ici.

JIJI:		Hmm... Je me le demande.

(Kiki se prepare a decoller du train...)

KIKI:		Allons-y.

KIKI:		Jiji, tu es bien accroche ?

KIKI:		Regarde ! C'est une ville a cote de la mer !
		Un clocher ! J'aimerai vivre dans une ville comme
		celle-ci !

JIJI:		Mais il doit certainement deja y avoir une sorciere.

KIKI:		Et peut-etre pas. Est-ce que tout cela n'est pas
beau ?

JIJI:		Cette ville est un peu trop grande.

(Au clocher...)

GARDIEN:	He, une sorciere ! Qu'est ce que c'est impressionnant !

KIKI:		Bonjour. Est-ce qu'il y a une sorciere dans cette
		ville, s'il vous plait ?

GARDIEN:	Hmm... Je n'en ai pas vu depuis longtemps.

KIKI:		(a Jiji) Tu as entendu ca ? J'ai decide que ca serait
		cette ville. Merci, monsieur !

GARDIEN:	De rien !...

JIJI:		Tu veux vraiment descendre la ?

KIKI:		Bien sur !

JIJI:		Ils nous regardent tous.

KIKI:		Souris. Nous devons faire bonne impression.

(Au-dessus de la rue...)

KIKI:		Ahem... Je suis Kiki, une sorciere, et ce chat noir
		s'appelle Jiji. J'espere que je ne vous derange pas.
		J'aimerais vivre dans cette ville. Je la trouve belle,
		et la tour du clocher est superbe.

PASSANTE:	(genee) Vraiment ? Je suis si contente que vous
		aimiez cet endroit.


(Un policier l'approche en courant.)

POLICIER:	He, vous ! Vous ne pouvez pas voler au-dessus de la
		rue comme cela ! Vous avez failli provoquer un gros
		accident ! Voler au-dessus de la ville comme cela est
		dangereux.

KIKI:		Mais je suis une sorciere. Toutes les sorcieres
volent.

POLICIER:	Les sorcieres doivent obeir au code de la route, comme
		tout le monde. Vos noms et adresse ?

KIKI:		Vous allez noter ma maison ?

POLICIER:	Vous etes une mineure, n'est-ce pas. Je le ferai si j'ai
		a le faire.

(Une voix):	Au voleur ! Au voleur !... Au voleur !!

POLICIER:	Vous, attendez moi ici !

(Dans une rue sur le cotă...)

JIJI:		Kiki...

TOMBO:		He, toi...Ca a plutot bien marche, non ?
		Je suis celui qui a crie "Au voleur !"
		Tu es une sorciere, non ? Je t'ai vu voler.

		Alors, tu voles vraiment sur un balai.
		Dis-moi, tu pourrais me montrer ?


GARCONS:	Tombo ! Tu chasses les filles si tot le matin ?

TOMBO:		Idiots ! Oups...

TOMBO:		He, s'il te plait, accorde-moi juste une minute, OK ?

KIKI:		Merci de m'avoir aidee, mais je n'avais rien
demande.
		Et tu ne t'es pas correctement presente, tu as vu
		comme tu essaie de t'incruster avec les filles ! Hmph !

TOMBO:		Tu es vraiment une sorciere, n'est-ce-pas...
		Tout comme ma grand-mere.

KIKI:		Ne me suis pas !

(Kiki s'envole...)

TOMBO:		Waow... Cool !


(Dans un hotel...)

CLERC D'HOTEL:	Une chambre ? Y-a-t'il un tuteur avec vous ?

KIKI:		Je suis une sorciere. Les sorcieres deviennent
		independantes Í leur 13eme annee.

CLERC D'HOTEL:	Bien alors puis-je voir votre carte d'identite ?

KIKI:		Je n'en ai pas.

(Au monument...)

JIJI:		Tu vas manger ?

KIKI:		Si tu veux, tu peux en manger.

JIJI:		Le soir va bientot tomber.

KIKI:		Allons-y.

(Devant une boulangerie...)

JIJI:		Trouvons une autre ville. Il doit y avoir une ville
		plus grande et mieux ailleurs, j'en suis sure.

OSONO:		Ma'ame ! Vous avez oublie quelque chose ! Ma'ame
!!

OSONO:		Oh, non, quel dommage. Ce bebe va pleurer et
encore
		pleurer sans ca.

OSONO:		Je suis desolee, messieurs-dames. Attendez une
minute
		s'il vous plait, je dois aller rendre ceci .

KIKI:		Oh, voudriez-vous que j'aille le rendre pour vous ?

OSONO:		Mais...

KIKI:		C'est cette dame avec le landeau, qui a tourne a
		ce virage, n'est-ce-pas ?

OSONO:		Tu pourrais ? Oh, merci beaucoup !

KIKI:		Ce n'est rien. Jiji, on y va.

OSONO:		Oh !... (elle la voit voler)  Oho !...

(Kiki rattrape la dame et son landeau...)

KIKI:		La boulangere m'a demande de vous rendre ceci.
		Vous l'aviez oubliee.

(A la boulangerie...)

OSONO:		Merci. Desolee de vous avoir fait attendre.
		La meme chose, n'est-ce pas ?

OSONO:		(a Kiki) Ah, merci pour le derangement.
		Rentre donc et attends quelques secondes.

		Merci. Desolee de vous avoir fait attendre.
		Faites attention.

OSONO:		(a Kiki) Quelle surprise. Alors comme ca, tu peux
voler !

KIKI:		Je suis venue livrer cette lettre.

OSONO:		C'est la signature de la dame.
		(Lettre:  J'ai recu la tetine. Merci.)

KIKI:		Eh bien, je vais continuer mon voyage.

OSONO:		Oh, attends. Tu peux attendre une minute ?
		J'aimerai te remercier. Comme cela.

(Dans la cuisine...)

OSONO:		Assieds-toi donc. Tu bois du cafe ?

KIKI:		Oui, merci.

OSONO:		(a Jiji) C'est pour toi.

OSONO:		Je vois...
		C'est pour cela que tu cherches ta propre ville.

KIKI:		Les gens de cette ville n'ont pas l'air d'apprecier
		les sorcieres.

OSONO:		C'est une grande ville, et il y a toutes sortes de
gens.
		Mais moi, je t'apprecies. Et as-tu trouve un lieu ou
		habiter ?

		Bien, si ce n'est pas le cas, pourquoi ne l'as-tu pas
		dit plus tot. Nous avons une chambre a part que tu peux
		utiliser.

KIKI:		Vraiment, Madame ?

OSONO:		(riant) Oublie 'Madame'. Ici, ils m'appellent tous
		'la boulangere Osono'.

KIKI:		Je suis Kiki, et ce chat noir s'appelle Jiji.

(Dans une chambre sale, apres les escaliers...)

OSONO:		C'est un peu sale, mais tu peux la nettoyer et lui
		donner l'apparence que tu souhaites.

KIKI:		Oui.

OSONO:		L'eau et les toilettes sont en bas de l'escalier.
		Si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hesite pas a
		le demander.

KIKI:		Merci beaucoup.

JIJI:		C'est poussiereux, comme de la farine.

KIKI:		Exact.

JIJI:		Je pense que demain, je serai un chat blanc.

KIKI:		Jiji, on peut voir l'ocean !

JIJI:		Demain, on ira voir une autre ville ?

(Jiji regarde le chat, a la fenetre a cote...)

JIJI:		Huh ! Huh ! Quelle snob !

(L'heure de se mettre au lit...)

KIKI:		Je vais rester dans cette ville un peu plus
longtemps.
		Il peut y avoir d'autres gens, comme madame Osono,
		qui peuvent m'apprecier.

(Le matin suivant...)

KIKI:		Combien penses-tu que cela couterait pour avoir
		une ligne de telephone, ici ?

JIJI:		Un telephone ?

KIKI:		Oui, je vais monter une affaire.

(Dans la boulangerie...)

KIKI:		Bonjour !

OSONO:		'Jour ! Tu as bien dormi ?

KIKI:		Oui, oui. Ca sent bon. Je peux aider ?

OSONO:		Oui.

		Donc, ca serait un service de livraison ?

KIKI:		Etant donner que voler est le seul don que j'aie,
		j'ai pense, eventuellement, a un service de livraison.

OSONO:		C'a l'air interessant... Un service de livraison
volant.
		Tu es venue avec une bonne idee !

		Tu peux utiliser cette chambre.

KIKI:		Vraiment ?! Je suis si contente. J'ai pense a
installer
		un telephone.

OSONO:		Ca ne serait pas trop cher ?

KIKI:		J'ai apporte un peu d'argent avec moi.

OSONO:		C'est inutile. Regarde, pourquoi tu n'utiliserais pas
		le telephone dans la boutique ?
		Autrement, ce serait difficile, jusqu'a ce que tu aies
		une clientele reguliere. Comme je suis dans cet etat,
		si tu m'aides occasionnellement a tenir la boutique,
		la chambre et le telephone seraient gratuits.
		Allez, on va dejeuner !

KIKI:		Oh, merci beaucoup ! Je travaillerai tres dur.
		Madame Osono, vous etes vraiment tres gentille,
		vraiment !


(Kiki nettoie sa chambre...)

KIKI:		Jiji, j'ai fini. Allons faire les courses.

(Dans la rue...)

JIJI:		Tu ne devrais pas essayer de voler dans la rue
		comme cela... Apres tout, nous ne somme pas a
		la campagne.

KIKI:		Je sais, je sais. Je n'y pensais pas.

FILLES:		(riant) C'est super... C'est pas... Mais il.....

KIKI:		Si seulement mes vetements etaient un peu plus
beaux...


(Faisant les courses...)

KIKI:		Rien que la vie courante, ca coute beaucoup
d'argent ...

JIJI:		Kiki !! Regarde, regarde !

(Sur le chemin du retour...)


JIJI:		Tu as assez d'argent ?

KIKI:		Eh bien, on va devoir manger des gateaux pendant
		un bout de temps.

KIKI:		Ne sont-elles pas magnifiques ?

TOMBO:		Arretez ! Arretez !
		Miss sorciere, ne volez-vous pas aujourd'hui ?
		(a ses amis) Regardez, je ne vous l'avais pas dit ?
		Elle porte vraiment une robe noire. He, attendez une
		minute, Miss Sorciere !...

(A la boulangerie...)

OSONO:		Kiki, tu arrives juste a temps. C'est une cliente.
		Elle a besoin que quelque chose soit livre.

KIKI:		Vraiment ? J'arrive !

(Courant dans les escaliers...)

KIKI:		La carte...

(Dans la boulangerie...)

OSONO:		C'est une cliente reguliere de la boutique. Quand on
a
		parle de toi, elle a dit que ce serait parfait.

MAKI:		Quelle mignonne petite sorciere !

KIKI:		Je m'appelle Kiki.

MAKI:		J'aimerais que tu livres ceci, s'il te plait.
		Ca pourra etre livre pour ce soir ?

KIKI:		Oui.

MAKI:		C'est un cadeau d'anniversaire pour mon neveu.
		Quelque chose me retient a mon travail et je ne peux
		pas aller a son anniversaire.

KIKI:		Ou dois-je le livrer ?

JIJI:		(Voyant le chat en peluche) He, c'est moi !

MAKI:		Je me demande si ce n'est pas trop loin ?

KIKI:		Je peux voler en ligne droite.

MAKI:		Et pour le paiement ?

KIKI:		Je n'ai pas encore decide...

MAKI:		Tu penses que ca serait assez ?

KIKI:		Tout ca ! Merci !


(Dans la rue...)

TOMBO:		(Voyant Kiki decoller...) N'est-t'elle pas adroite ?

OSONO:		Si seulement je pouvais voler, moi aussi...

TOMBO:		Madame, vous connaissez cette fille ?!


(Haut au-dessus de la ville...)

JIJI:		Kiki, tu veux aller jusqu'ou, aussi haut ?

KIKI:		He bien c'est mon premier job--la police ne
viendra pas
		me deranger ici.

JIJI:		(un hydravion passant loin au-dessous) Je pensais que
		tu devais faire une livraison a un ange.

KIKI:		C'est sur l'autre cote de ce cap. Allons-y !

KIKI:		Jiji, j'aime cette ville.

JIJI:		C'est trop tot pour te faire un avis.

KIKI:		Mais maintenant, je peux ecrire a maman.

(Cote a cote avec des oies...)

KIKI:		Un banc d'oies ! Qu'est-ce-que c'est beau !
		Elles vont dans la meme direction que nous !

KIKI:		Je me demande ce qui ne va pas.

JIJI:		Elles disent qu'une grosse vague de vent arrive !

KIKI:		Quoi ?!

JIJI:		Elles disent, 'Volons plus haut.'

(Une rafale de vent...)

KIKI:		(voyant tomber le chat en peluche) Oh, non !!

(Dans l'arbre...)

KIKI:		Ce n'est pas ca ! Je suis desolee, je suis desolee !
		(voyant un nid) Excusez moi ! Je n'etais pas venue pour
		voler vos oeufs !

KIKI:		Wow, j'ai eu peur !

JIJI:		C'est de ta faute. Apres tout, elles t'ont averties
		pour le vent.

KIKI:		Tu as raison. Ne sont-elles pas impressionnantes ?
		Regarde comme elles volent haut, en utilisant ce vent.

JIJI:		Kiki, il est tombe !!

KIKI:		Tu as raison ! Oh, non !!

JIJI:		C'a du arriver quand nous sommes tombes.

(Les corbeaux reviennent...)

JIJI:		Ils disent, 'Le voleur d'oeufs est de retour' !

KIKI:		Oh, non. Qu'allons-nous faire ?!

KIKI:		Ohhh !... Mon balai. Arretez ! Arretez ! (secouant
		la cage vide) He, arretez !!

KIKI:		Quel probleme. Ils nous font encore des histoires...

JIJI:		Ah, une des reputations des sorcieres vient de tomber.
		Les corbeaux etaient censes etre les serviteurs
		des sorcieres.

KIKI:		Mais c'etait il y a longtemps.
		La seule chose que nous puissions faire est d'attendre
		jusqu'au coucher du soleil pour revenir tranquillement
		et chercher.

JIJI:		Mais nous serons en retard pour notre livraison.

KIKI:		Jiji, nous devons faire ca, en dernier ressort.

JIJI:		Ca ne marchera pas !

KIKI:		S'il te plait. Je passerai te reprendre aussitot que
		je l'aurai trouve.

(Au-dessus du cap...)

JIJI:		C'est la maison ?

KIKI:		Uh-huh. Maintenant, ne bouge plus.

JIJI:		Et pour ce qui est de trembler ?

KIKI:		Aussi peu que possible.

(A la maison...)

KETTO:		C'est le cadeau de Tata ! C'est marrant ! (riant)

MERE DE KETTO:	Ca vous a pris longtemps, n'est-ce-pas ?
		Ma soeur a appele; nous vous attendions.

KIKI:		Je suis desolee. Ah... Voudriez-vous signer,
		s'il vous plait ?

KETTO:		Maman, c'est okay si je change avec le canari ?

MERE DE KETTO:	Oui, mais fais attention a ne pas le laisser
s'echapper.

KETTO:		Okay.

KIKI:		Merci beaucoup.

(Dans la maison...)

KETTO:		Reste calme, Pitchi. He, ne t'echappe pas !

JIJI:		(murmurant) Kiki, depeche-toi !


(Dans la foret...)

KIKI:		Qu'est-ce-que je vais faire ?
		Il devrait etre dans les alentours, maintenant.
		Il est la !

(Au chalet...)

KIKI:		Excusez moi, s'il vous plait ! Y a-t'il quelqu'un ici ?
		Excusez moi !

URSULA:		Oui... Je ne peux pas m'arreter maintenant.
		Tu peux monter ici ?

(Sur le toit...)

URSULA:		Oui ?

KIKI:		Ce chat en peluche noir, sur le rebord de la fenetre.
		C'est quelque chose que j'avais perdu.

URSULA:		(au corbeau) Tu es un brave petit oiseau.
Maintenant,
		ne bouge pas. (a Kiki) Je l'ai trouve dans la foret
		quelques instants auparavant.

KIKI:		Puis-je le recuperer ?

URSULA:		Juste une minute; je ne veux pas arreter
maintenant.
 		(au corbeau) C'est bon. N'es-tu pas superbe ?

(De retour au chalet, en bas...)

URSULA:		Bien... Si c'est le cas, pourquoi ne l'as-tu pas dit
		plus tot ? Je pensais que c'etait une ruse.

KIKI:		Merci beaucoup ! Oh, c'est abime !

URSULA:		C'est a cause des corbeaux. Ils faisaient du
grabuge,
		a ce moment-la.

KIKI:		Qu'est-ce que je vais faire ? Ca appartient a un
client.

URSULA:		On fait un marche ?

(Plus tard, dans le chalet...)

URSULA:		Alors comme ca, vous etes independantes a 13 ans
?
		Je trouve ca bien--j'aime cette idee !

KIKI:		Oh, ca peut etre repare ?

URSULA:		Je te l'ai dit, je m'en occupe.

(Dans la maison sur le cap...)

MERE DE KETTO:	Ketto ! Ketto, depeche-toi et prends ton bain !
		Les invites vont bientot arriver ! KET-TO !!

(Au chalet...)

URSULA:		C'est fini!

KIKI:		Merci.

URSULA:		OK, depeche-toi et va secourir Jiji.

KIKI:		Mais je n'ai pas fini de nettoyer.

URSULA:		C'est pas grave. Depeche-toi, vas-y !

KIKI:		Encore merci.


(Dans la maison sur le cap...)

KETTO:		Jeff (le chien) est vraiment rigolo. (riant)

MERE DE KETTO:	C'est si comique; Jeff a l'air d'apprecier ce chat en
		peluche, comme s'il ne voulait pas le laisser s'en
		aller.

INVITE A:	Je me demande s'il pense que c'est un chaton ?

INVITE B:	Si Maki entendait ca, elle serait vexee. (riant)

KETTO:		C'est OK, je vais le donner a Jeff.

MERE DE KETTO:	Pourquoi n'ecrirais-tu pas une lettre a Tante Maki
?

KETTO:		Okay.

INVITE A:	Jeff doit etre age, n'est-ce-pas ? Tu dois etre tres
		gentil avec lui, Ketto.

KETTO:		Mais tout ce qu'il fait, c'est dormir.

INVITE A:	Mais ce n'est pas vrai !

MERE DE KETTO:	Ketto, Jeff veut sortir. Ouvre-lui donc la porte.

KETTO:		Voila. Quand tu auras fini, referme la porte.

(Hors de la maison...)

KIKI:		JIJI !!

JIJI:		Tu as tarde !

KIKI:		Je suis desolee.

JIJI:		(pointant Jeff) C'est lui qui m'a sauve.
		Il dit qu'il va remplacer le chat en peluche.

KIKI:		Peux-tu nous faire cette faveur ?

(Au-dessus de la ville...)

KIKI:		Tu te sens encore raide ?

JIJI:		J'ai faim.

KIKI:		C'est vrai. Et je suis tres fatiguee, aussi.
		Mais c'etait une superbe journee. Et, tu sais, la
		personne qui a retrouve le chat en peluche veut
		faire une peinture en me prenant pour modele.

JIJI:		Nue ?

KIKI:		Stupide !

(A la boulangerie... Panneau: "Je livre... Kiki")

KIKI:		Qu'est-ce que c'est long...

JIJI:		He alors ? Tu es supposee surveiller la boutique.

KIKI:		Mais il n'y a pas un seul client qui vienne
		aux alentours.

JIJI:		Ca va bientot etre l'heure de la ruee.

KIKI:		Non, je veux dire des clients pour les livraisons.
		Jiji, si ca continue comme ca pendant longtemps,
		et si les clients ne viennent pas, chaque jour,
		cha-a-a-a-que jour, jusqu'a ce que je devienne une
		vieille dame, nous n'aurons que des gateaux chauds a
		manger, qu'est-ce-que nous allons faire ?

JIJI:		Personnellement, j'aime bien les gateaux chauds...
		tant qu'ils ne sont pas brules.

KIKI:		Huh. Les chats ont une vie bien facile.
		He bien, ne me blame pas si tu deviens aussi gros qu'une
		patisserie... !

KIKI:		N'est-elle pas belle ? J'ai entendu dire qu'elle ătait
		dessinatrice de mode.

JIJI:		Je n'aime pas sa chatte...'cqu'elle est tellement snob.

(Le telephone sonne...)

KIKI:		Bonjour, c'est la boulangerie Gutiokipanja...Oui,
c'est
		cela... (murmurant) Jiji, c'est un client, un client !
		... Je devrais etre chez vous pour 4:30.
		Oui, je comprends. Puis-je avoir votre adresse ?
		Oui... oui... une maison avec un toit bleu. Merci.
		Je serai la sans faute.

TOMBO:		Ca, s'il te plait. Alors, tu travailles ici ?

KIKI:		Merci.

TOMBO:		Ecoute, sois pas comme ca, et ecoute-moi, s'il te
plait.
		Notre club fait une fete ce soir. On est un Club
		d'Aviation, et on aimerait beaucoup que tu viennes.
		Voila une invitation.

TOMBO:		C'est une petite fete sympa. Tout le monde est
		anxieux a l'idee d'entendre ton histoire.

(Un client entre avec un colis...)

KIKI:		Ah, bienvenue.

CLIENT:		J'ai entendu dire que vous aviez un service de
		livraison, ici.

KIKI:		Oui... Vous avez un paquet a livrer ?

CLIENT:		Pourriez-vous livrer celui-ci ?

KIKI:		Oui, j'en prendrai soin.

CLIENT:		Vous y arriverez ?

TOMBO:		Je peux aider ?

KIKI:		Ca ira.

TOMBO:		(quittant la boutique) Je passerai te prendre a 6
heures
		ce soir, tu decides d'ici la, OK ? Bye !

CLIENT:		Combien ce sera ?

KIKI:		Est-ce en ville ou en-dehors ?

CLIENT:		J'ai ecrit l'adresse sur le colis.

KIKI:		Oh, je suis desolee.

(Dans le living-room...)

KIKI:		Madame Osono ! Qu'est-ce que je dois faire ?!
		J'ai recu une invitation a une fete.

OSONO:		C'est genial. Tu devrais y aller.

KIKI:		Mais je n'ai que cette robe.

OSONO:		Tu t'inquietes pour ca ? C'est une tres belle robe,
		parce que le noir fait ressortir la vraie beaute d'une fille.

KIKI:		Vraiment ?

OSONO:		Comment vont les affaires ?

KIKI:		J'ai deux livraisons. C'est deja 4 heures ! Oh, non !
		Je suis desolee, pourriez-vous aller a la boutique,
		s'il vous plait ? (courant) JIJI, JIJI!

(Au-dessus de la ville...)

JIJI:		Tu etais tant en colere contre ce garcon, et maintenant
		tu vas aller a sa fete ?!

KIKI:		Ne parle pas maintenant ! Je dois me concentrer;
		ce paquet est si lourd !

KIKI:		Merci beaucoup.
		(a Jiji) On doit se depecher !

(Encore en vol...)

KIKI:		Ensuite, nous avons un rendez-vous a 4:30.
		C'est un toit bleu.

(Dans une vieille maison...)

KIKI:		Bonjour, je suis Kiki, j'ai rendez-vous.

BERTHA:		Oui, veuillez entrer. Vous arrivez toujours a temps,
		n'est-ce-pas ?

KIKI:		Oui.

BERTHA:		Madame, elle est ici.

MADAME:		Oh, non. C'est un probleme. Qu'allons-nous faire ?
		Est-ce deja l'heure ?

BERTHA:		(a Kiki) Allez-y, entrez.

KIKI:		D'accord.

BERTHA:		Je vous le garde. Un chat noir et un balai, juste
comme
		mon arriere-grand-mere me l'avait raconte.

KIKI:		Je suis Kiki, pour le service de livraisons.

MADAME:		Bien, bien. Quelle mignonne petite sorciere.
		Mais, sais-tu, la nourriture que je voulais te faire
		transporter n'est pas encore prete. La temperature ne
		veut pas monter. N'est-ce pas etrange ?

		On se sent bien inutile, quand les machines et
		les hommes deviennent vieux. Je pensais te faire
		transporter un plat pour la fete de ma petite-fille.
		C'est ma specialite -- la tourte au hareng et au potiron.
		Mais je dois abandonner cette idee. Je vais aller
		m'excuser aupres d'elle par telephone. Et tu as fait
		un voyage pour rien, je le crains.

		BERTHA... BERTHA ! Donne donc a la sorciere ce que nous
		lui devons.

BERTHA:		Ah, oui ?

MADAME:		Tout va bien. Donne-lui ce pour quoi nous etions
		d'accord.

KIKI:		Madame !

MADAME:		Accepte ceci, s'il te plait. Apres tout, ce n'est pas de
		ta faute.

KIKI:		Madame, il me reste suffisamment de temps. Vous
ne
		pouvez pas utiliser ce four ?

MADAME:		Ah, celui-ci. C'etait utilise pour une tres bonne
cuisson,
		mais il n'a plus servi depuis longtemps.

KIKI:		Si c'est un four a bois, je peux vous aider. La d'ou
		je viens, ma mere m'a appris la-dessus.

MADAME:		Meme avec cela, c'est tellement de travail.

BERTHA:		C'est une brillante idee. Je n'aime pas les fours
		electriques, mais si c'est un four a bois, nous pouvons
		utiliser les buches.

KIKI:		Allons-y, Madame.

MADAME:		Le faisons-nous ? Bien, peux-tu nous aider,
		s'il te plait ?

(Dans la reserve de bois...)

JIJI:		Tu fais mine que tout va bien, mais si tu es en retard
		pour la fete, ne me blame pas.

KIKI:		Mais je n'aurai pas pu accepter l'argent. On doit se
		depecher.

(Dans la cuisine...)

BERTHA:	(portant un soufflet) Regardez. Il marche encore.

MADAME:		Tu as ete bien entrainee par ta mere, n'est-ce-pas
?
		Tu as tout fait dans le bon ordre. C'est tellement
		excitant, je trouve.

BERTHA:		Je n'aime pas tous ces appareils electriques.

MADAME:		Ca a l'air d'etre le bon moment. Ah, juste a point.
		Maintenant, tout ce que nous avons a faire, c'est
		attendre.

KIKI:		Environ 40 minutes ?

MADAME:		Oui, c'est cela. Bien, faisons donc une petite pause.

KIKI:		Y a-t'il autre chose pour laquelle je puisse vous
aider ?

MADAME:		Vraiment ? Je ne sais pas si je peux te l'imposer...

JIJI:		Tu en dis trop.

KIKI:		Pas du tout.

JIJI:		Je ne pense pas que tu le feras a temps.

KIKI:		T'inquietes pas ! Si je vole a pleine vitesse,
		je peux le faire en exactement 15 minutes.

BERTHA:		Le the est pret. Tu peux venir.

(Dans la cuisine...)

MADAME:		...! Une fete a 6 heures ? Pourras-tu tout faire a
temps ?

KIKI:		Bien sur, je peux le faire en 15 minutes.

MADAME:		Oh, non !! Cette horloge retarde de 10 minutes !

KIKI:		Oh, que vais-je faire ?

MADAME:		Depechons-nous, le four !

KIKI:		Bien.

MADAME:		BERTHA, BERTHA!!

KIKI:		De quoi est-ce que cela a l'air ?

MADAME:		Ca a l'air bon. Maintenant, depechons-nous !

KIKI:		Tres bien.

BERTHA:		Fais au plus vite !

KIKI:		Tres bien.

MADAME:		Tu oublies quelque chose.
		(lui laissant de l'argent dans les mains)

KIKI:		... Non, c'est trop !!

MADAME:		Prends-le, je t'en prie.

BERTHA:		Vas-y !!

MADAME:		Profite bien de ta fete.

BERTHA:		Tu peux y aller par la !

(En l'air...)

KIKI:		Il faisait tellement beau jusqu'a maintenant.

JIJI:		Mes moustaches craquellent !

JIJI:		Sortons de cette pluie !

KIKI:		On ne peut pas; on serait en retard,
		et ce plat refroidirait !

(A la maison de la petite-fille...)

PETITE-FILLE:	Oui, c'est pour quoi ?

KIKI:		C'est pour une livraison.

PETITE-FILLE:	Oh, c'est trempe.

KIKI:		C'est parce qu'il a brusquement commence a
pleuvoir.
		Mais le plat est toujours chaud.

PETITE-FILLE:	Et je lui avais dit que je n'en voulais pas.

(de l'interieur):
		Qu'est-ce que c'est ?

PETITE-FILLE:	C'est de Grand-Mere. Elle a encore envoye un plat
		au hareng.

KIKI:		Ah, pourriez-vous signer, s'il vous plait ?

PETITE-FILLE:	Vous savez, je deteste ce plat. (claquant la porte)

JIJI:		C'est vraiment la petite-fille de cette dame ?
 		Beh... beh !! (tirant la langue)

(Au-dessus de la ville...)

JIJI:		Est-ce trop tard pour la fete ? Kiki, il y a ce garcon !
		Tu peux encore y arriver !

(A la boulangerie...)

OSONO:		Quel deluge ! Ce garcon a attendu aussi longtemps.

KIKI:		C'est trop tard maintenant. Je ne peux pas y aller
		comme ca, de toutes facons.

(Dans la chambre de Kiki...)

JIJI:		Qu'est-ce-qui se passe Kiki ? Tu as mal a la tete ?
		Mangeons, j'ai faim.

(Le matin suivant...)

OSONO:		KIKI !

(montant les escaliers...)

OSONO:		Tu te sens malade ?... Quelle fievre !

KIKI:		J'ai la tete qui tourne.

OSONO:		La nuit derniere, tu ne t'es pas sechee
completement,
		n'est-ce-pas ?

KIKI:		Je pense que je vais mourir...

OSONO:		(riant) C'est juste un coup de froid. Je vais
t'apporter
		des mădicaments. Tu dois aussi manger quelquechose.

KIKI:		Je n'ai pas faim.

OSONO:		C'est mieux de manger un peu, meme si tu n'as pas
envie.
		Je vais te servir un peu de lait. Un peu pour Jiji,
		aussi.

(Un peu plus tard...)

OSONO:		C'est ce qu'il y a de mieux quand on a un coup de
froid.
		Voila, Jiji. C'est chaud, fais attention. (a Kiki:)
		Maintenant, mange pendant que c'est chaud. Tu peux te
		lever ?

KIKI:		Est-ce que je dois absolument ?

OSONO:		He bien, si tu veux te retrouver en bonne sante.
		Oh, oui. Ce garcon est venu un peu plus tot au magasin.
		Quand je lui ai dit que tu etais malade, il a dit :
		"Vous voulez dire que les sorcieres tombent malades,
		elles aussi ?" Il voudrait revenir te rendre visite.
		Que vas-tu faire ?

KIKI:		Non, non !

OSONO:		J'ai su que tu dirais cela, alors je l'ai renvoyă
		poliment. Tu dois bien te reposer; tu es extenuee.
		Je vais ouvrir la fenetre, OK ?

KIKI:		Mme Osono ?... Oh, rien.


(Le matin suivant...)

KIKI:		JIJI... JIJI !!

JIJI:		Oui ?

KIKI:		Jiji, c'est l'heure de manger.

OSONO:		Kiki, comment te sens-tu ce matin ?

KIKI:		Je me sens bien; Desolee, j'ai trop dormi.

OSONO:		C'est bon. Quand tu viendras en bas, j'ai une faveur
		a te demander.

(Dans la boulangerie...)

KIKI:		Le destinataire s'appelle 'Kopori' ?

OSONO:		Est-ce que c'est assez ?

KIKI:		Je ne veux rien. Je peux y aller a pieds, c'est tout
		pres.

OSONO:		Si, si. Les affaires sont les affaires. Sois sure de
		le remettre a la bonne personne.

(Dans la cour...)

KIKI:		Jiji !

JIJI:		Un travail ?

KIKI:		Bien... une amie ? C'est quoi, son nom ?

JIJI:		C'est Lily. Je serai ici.

KIKI:		C'est OK, c'est pas loin. Miss Lily, je vous laisse
		prendre soin de lui.

(Sur la terrasse...)

KIKI:		Qu'est-ce-que c'est beau...

TOMBO:		He, Miss Sorciere ! Tu te promenes ?

KIKI:		Non, je cherche quelqu'un qui s'appelle Kopori.

TOMBO:		... C'est moi !

KIKI:		Quoi ?!

TOMBO:		Fais le tour et viens par ici. Je descends.

KIKI:		(regardant le pli) C'est Mme Osono!

(Devant la maison de Tombo...)

TOMBO:		Merci.

KIKI:		Um, je suis desolee pour l'autre jour. Je t'ai fait
		attendre vraiment longtemps.

TOMBO:		Non, c'est rien. Et pour toi; c'a du etre terrible,
		sous cette pluie. Dis-moi, tu peux rester une minute ?
		Je voudrais te montrer quelque chose. Viens !

TOMBO:		C'etait pour feter ca. C'est une partie
		d'une machine propulsee avec la force humaine.
Regarde.
		On a repris des ailes et un fuselage.
		On va le faire voler pendant les vacances-
		-J'en suis le pilote.

		He, tu veux aller a la plage ? Allons voir le dirigeable
 		qui s'est arrete pour faire des reparations.

KIKI:		Le dirigeable ?

TOMBO:		Tu ne l'as pas vu a la television ?

KIKI:		J'etais au lit...

TOMBO:		Tres bien, alors allons-y !

KIKI:		On y va la-dessus?

TOMBO:		Bien sur. Entrainement, entrainement. Je dois me
		muscler les jambes. Okay, monte donc.

KIKI:		C'est la premiere fois que je monte sur une
bicyclette.

TOMBO:		Vraiment ? C'est quelque chose.

TOMBO:		Retiens-nous en arriere avec ton pied, 'cqu'on aie
		assez de pression... On y va... Go !

KIKI:		Je dois les enlever ?

TOMBO:		No-o-o-on...

(Degringolant la rue...)

GENS DANS LA
VOITURE:	Allez-y !... C'a l'air bon !

TOMBO:		Quand on arrivera au virage, penche-toi sur le
cotă.

KIKI:		Quoi ?!

TOMBO:		On ne peut pas tourner, a moins d'y mettre notre
poids
		dans la balance.
		(se penchant) Maintenant !! C'est bon, c'est comme ca !!
		C'etait super ! Fantastique !

KIKI:		C'est ce que tu appelles un 'dirigeable' ?

TOMBO:		Ouais. (voyant un vehicule arriver sur eux) Oh!!.....
		On vole !!

(Sur l'herbe...)

KIKI:		Tombo, tu vas bien ?

TOMBO:		Oui... Et toi ?

KIKI:		Je vais bien... (riant hysteriquement)

TOMBO:		Ma tete est si drole a voir ?

KIKI:		... C'est pas ca... Desolee, mais j'ai eu si peur...

TOMBO:		(riant) J'ai eu peur, moi aussi. He, tu as utilise ta
		magie, un peu avant ?

KIKI:		Je ne sais pas; j'etais en transes. Oh, ton velo est
		casse !

TOMBO:		Oh, non ! Le club va me jeter. Kiki, surveille-le.

KIKI:		Qu'est ce qui se passe ?

TOMBO:		J'ai des crampes, apres avoir pedale ! Attends !...

(A la plage...)

TOMBO:		C'est pas super ? Ca ne serait pas genial de faire
		le tour du globe dans l'un de ces...
		Dis-moi, c'etait comme ca, la premiere fois que
		tu as vole ?

KIKI:		Je ne me souviens pas, parce que j'etais tres petite,
		mais ma mere m'a dit que je n'avais pas eu tres peur.

TOMBO:		J'aurai souhaite etre dans dans une famille de
sorcieres.
		Tu peux voler avec un balai, mais je dois le faire comme
		ca... (faisant des mouvements de pedalier)

KIKI:		Mais voler fait partie de mon travail. Ce n'est pas
que
		de l'amusement et des jeux.

TOMBO:		Ah, bon ? Mais ce travail va tout a fait avec ce que
tu
		sais faire. C'est super.

KIKI:		Je suis contente d'etre venue ici aujourd'hui, parce
que
		je n'etais pas rassuree. Quand je vois l'ocean, c'est
		comme si je me sentais tout de suite mieux.

TOMBO:		Je t'y amenerai chaque fois que tu le voudras.
		Ca fera partie de mon entrainement.

KIKI:		Tombo, tu es gentil.

TOMBO:		He, tu l'as finalement realise ?

KIKI:		He bien, tu avais l'air, a premiere vue, d'un
		voyou.

TOMBO:		C'est ce que ma mere dit toujours, "Ce voyou de
fils...
		arrete de regarder le ciel et commence a etudier !!"

(Une voiture vient...Les amis de Tombo)

FILLE A:	Bonnes nouvelles !

TOMBO:		Qu'est-ce que c'est ?

FILLE A:	Un truc super ! Depeche-toi !

TOMBO:		Attendez !

FILLE B:	Ils vont nous laisser voir l'interieur du dirigeable !
		Tu veux venir ?

TOMBO:		Wow ! C'est cool ! J'arrive, j'arrive !

FILLE B:	Dis, qui est cette fille ?

TOMBO:		C'est Kiki, la sorciere. (a Kiki) Kiki, tu viens avec
		nous ? Ils vont nous montrer l'interieur du dirigeable.

KIKI:		Non, je te remercie.

TOMBO:		Viens, on y va !

FILLE C:	Je la reconnais; c'est la livreuse.

FILLE B:	Vraiment ? Elle travaille deja ?

FILLE A:	Ad-mi-ra-ble.

TOMBO:		On y va. Je vais te presenter aux autres.

KIKI:		Je ne viens pas. Salut.

TOMBO:		Qu'est-ce qui ne va pas ? Pourquoi tu es en colere
?

KIKI:		Je ne suis pas fachee; j'ai du travail a faire.
		(quittant la plage) Ne me suis pas.

FILLES:		Tombo, on y va !

(Dans la chambre de Kiki...)

KIKI:		...... Jiji, quelque chose cloche chez moi. Apres
		finalement m'etre fait un ami, je suis brusquement
		devenue malveillante. C'est comme si la Kiki tranquille
		et amicale disparaissait... (Jiji sort)... ?
		Quel coeur de glace...

(L'heure du diner...)

KIKI:		Jiji, peu importe que l'amie que tu as rencontre
soit
		gentille, j'aimerai que tu sois a l'heure pour le
		diner. Je ne pourrai jamais finir de nettoyer.

JIJI:		Miaou...

KIKI:		Qu'est-ce-que tu as, a parler comme un chat ?

JIJI:		Miaou...

KIKI:		... Jiji, qu'est-ce-qui est arrive a ta voix ?
		Dis 'Kiki', Jiji ! Jiji ! (Jiji sort)
		Qu'est ce qui m'arrive ? J'ai l'impression de ne plus
		pouvoir comprendre Jiji...
		Oh, non !

KIKI:		Ma magie s'est affaiblie.

(Le matin suivant...)

OSONO:		Tu ne peux plus voler ? Parce que ta magie a
disparu ?

KIKI:		Elle s'est beaucoup affaiblie. Je vais devoir annuler
		mon service de livraisons. Mais, alors, je vais vous
		aider a plein temps au magasin. S'il vous plait,
		laissez-moi rester ici.

OSONO:		Mais, il n'y a aucun probleme. Tes pouvoir
magiques vont
		bien finir par revenir, non ?

KIKI:		Je ne sais pas, meme si je peux faire un autre balai.

BOULANGER:	(voyant le dirigeable volant au-dessus) He !

(Tombo parle avec Kiki au telephone...)

TOMBO:		Kiki ? C'est Tombo. Tu m'as vu te faire signe du
		dirigeable, aujourd'hui ? Le capitaine nous a fait faire
		un vol de test. C'etait fantastique ! Allo, allo ? Tu
		es la, Kiki ?

KIKI:		Ne m'appelle plus. (raccrochant)

TOMBO:		Huh ? Quoi ? Je ne t'entends pas. Le capitaine veut
te
		rencontrer. ...? Allo, Allo ?!

OSONO:		Qu'est-ce-qui se passe, Kiki ? Tu es aussi pale
qu'un
		linge.

KIKI:		Je suis toujours dans ma periode d'entrainement.
		Si ma magie disparait, je ne sais rien faire d'autre.

(Ursula debarque...)

URSULA:		Kiki ! Salut ! He, tu n'es pas venue me voir, alors
		je suis venue moi-meme.

KIKI:		Je suis desolee.

URSULA:		He he, c'est pas vrai. Je viens faire des courses,
		alors je me suis arretee ici.

KIKI:		Entre. Je suis entre deux eaux.

URSULA:		Bien sur. C'etait ce que j'avais prevu de faire.

(Dans la chambre de Kiki...)

URSULA:		C'est une belle petite chambre.

KIKI:		Prends-en si tu aimes. Je vais faire du the.

URSULA:		Pas de the pour moi, merci. Je peux avoir du lait,
		si tu en as ?

KIKI:		Bien sur.

URSULA:		(A Jiji) Aha, c'est vrai ! Exactement comme
		cette peluche !	Tu es Jiji, non ? (a Kiki)
		Comment marchent les affaires ?
		Tu es sur la bonne voie ? Ca ne va pas bien ?

KIKI:		Je prends un peu de repos.

URSULA:		Ah ?

(Plus tard...)

URSULA:		Dans la rue, j'ai pense que tu avais l'air un peu
		decouragee. Alors comme ca, ca arrive aussi aux
		sorcieres ? Tiens, pourquoi ne viendrais-tu pas
		dans mon chalet ?

KIKI:		Quoi ?

URSULA:		Excuse-toi aupres de la boulangere. Un jour ne te
fera
		pas de mal. Jiji, tu viens, toi aussi ? (riant)
		Tu preferes rester avec elle, hein ? OK, tu decides.
		On y va.


(A l'arret de bus...)

URSULA:		C'est ici !

(Sur une colline...)

URSULA:		Et voila.

KIKI:		Qu'est ce que c'est beau... !

(Faisant du stop...)

URSULA:		Quoi ? Une fille mignonne comme moi n'arrive a
faire
		arreter personne ?

(Dans le camion...)

URSULA:		Quoi ?! Vous pensiez que j'etais un garcon ??

CONDUCTEUR:	Heu, vous en aviez l'air.

URSULA:		Et vous n'avez pas remarque mes superbes jambes
?

(Au chalet...)

KIKI:		Les corbeaux...

URSULA:		On est devenus bons amis. Ya-hou, j'suis rentree !

KIKI:		Bonjour. Excusez-moi, au sujet de la derniere fois.

URSULA:		Viens, rentre. Je vais prendre de l'eau.

(Dans le chalet...)

URSULA:		He bien ?

KIKI:		C'est vraiment magnifique...

URSULA:		Quand je t'ai rencontree, j'ai eu l'inspiration pour
		faire cette peinture. Mais, tu sais, je n'arrive pas a
		peindre correctement le visage de cette fille. Je t'ai
		attendue pour ca.

KIKI:		C'est moi ?

URSULA:		Je suppose... Assieds-toi la une minute. Tu veux
bien
		etre mon modele ?

KIKI:		Mais je ne suis pas assez jolie.

URSULA:		(riant) Tu as un visage tres fin. ou je n'arrive pas a
		peindre.

KIKI:		Vraiment ? Et quand ca arrive, tu fais quoi ?

URSULA:		Non, non. Ne regarde pas par ici.

KIKI:		Auparavant, je pouvais voler sans meme y penser.
		Mais maintenant, je ne sais plus comment faire.

URSULA:		Quand ca arrive, tout ce qu'on peut faire, c'est se
		battre contre ca. A ce moment-la, je n'arrete pas de
		peindre et de peindre encore.

KIKI:		Mais meme, si je ne peux pas voler...

URSULA:		Alors, j'arrete de peindre. Je fais de la marche a
pied,
		je regarde le paysage, je prends quelques petits sommes,
		ou je ne fais rien du tout. Aprńs quelques temps, je
		retrouve brusquement l'envie de peindre encore.

KIKI:		J'espere que ca m'arrivera.

URSULA:		Ca t'arrivera. He, regarde sur le cote.

(A l'heure de se coucher...)

URSULA:		J'ai decide de devenir artiste quand j'ai eu environ
ton
		age. J'aimais tellement peindre, que j'en detestais
		presque de devoir aller au lit. Et un jour, soudainement,
		je n'ai plus rien pu peindre. Tout ce que je peignais,
		je n'aimais pas.

KIKI:		Hmmm ...

URSULA:		J'ai realise que mes travaux etaient la copie de
		quelqu'un d'autre, de choses que j'avais vues ailleurs.
		J'ai decide que je devais trouver mon propre style.

KIKI:		C'etait difficile ?

URSULA:		C'est toujours difficile. Mais les resultats...
		Ils ont l'air d'etre un peu mieux qu'avant.

URSULA:		Alors comme ca, les sorcieres ne vont pas se
promener
		pour jeter des sorts ?

KIKI:		Non, elles trouvent que c'est passe de mode.

URSULA:		Ca doit etre bien d'etre une sorciere, non ?
		J'aime cette idee -- d'etre une sorciere, d'etre un
		artiste, d'etre boulanger... C'est une energie
		accordee par les dieux ou quelqu'un d'autre,
		n'est ce pas, meme si, a cause de ca, on doit parfois
		souffrir...

KIKI:		Je n'ai jamais reflechi d'ou venaient mes pouvoirs
		magiques. Je pensais que cet entrainement n'etait
		qu'une vieille coutume... J'etais si contente de te
		voir venir aujourd'hui. Si j'etais restee toute seule,
		je serais en train de tourner en rond.

URSULA:		Tu sais, a vrai dire, j'ai pense a detruire ces
		peintures pas mal de fois.

KIKI:		Meme d'aussi jolies que celles-la ?

URSULA:		Quand je t'ai revue, aujourd'hui, avec ton air de
		detresse, j'ai pense 'ca y est', et j'etais a nouveau
		inspiree.

KIKI:		Arrete de me taquiner !

URSULA:		(riant) Maintenant, on est a egalite.

URSULA:		OK, je vais eteindre.

KIKI:		Ouais. Je suis desolee de te piquer ton lit.

URSULA:		C'est OK.

KIKI:		Tu serais d'accord si je venais te rendre visite
		de temps a autre ?

URSULA:		Bien sur. Je suis ici pendant tout l'ete.
		Et je passerai te rendre visite de temps a autre aussi.

KIKI:		D'accord.

(Le matin suivant, Í la boulangerie...)

TV:		Le dirigeable "Esprit de la Liberte", qui s'est pose dans
		cette ville a cause de l'orage, a fini ses reparations
		et va continuer son voyage jusqu'au Pole Sud.
		Nous allons retransmettre en direct le depart, depuis
		le parc du cote de la mer.

OSONO:		(repondant au telephone) Oui, ici la boulangerie
		Gutiokipanja. Oh, c'est toi, Kiki. Oui.
		Mais tu peux prendre ton temps... Oh, oui. La dame que
		tu as ete voir l'autre jour voudrait que tu ailles
		la revoir.
		Qu'est ce que tu veux faire ? Je dois lui dire non ?
		Je lui ai dit que tu prenais du repos pendant quelques
		temps, mais elle insiste... Vraiment ?
		Alors, arrete-toi donc chez elle, sur le chemin du
		retour. Au revoir.


(A la maison de Madame...)

KIKI:		Bonjour.

BERTHA:		Bien, bien, entre donc. Nous t'attendions avec
		impatience.

TV:		Il reste environ 5 minutes avant le depart.
		L' "orchestre de l'hippocampe" joue, et l'equipage
		salue la foule en bas. Le groupe de gens qui tiennent
		l'amarre attend avec impatience le signal du depart.
		Les tests finaux semblent etre presque termines...

KIKI:		Je suis la, Madame.

MADAME:		Bienvenue. Excuse-moi de ne pas me lever. Il fait
beau,
		mais mes jambes me font souffrir. Bertha,
		peux-tu l'apporter, s'il te plait ?

BERTHA:		Oui, oui. Madame, a-t'il deja decolle ?

MADAME:		Pas encore. N'est-ce-pas drole ? Elle adore ces
		dirigeables.

BERTHA:		C'est une aventure que j'aime.

MADAME:		Peux-tu baisser un peu le son, s'il te plait ?
		Kiki, voudrais-tu ouvrir cette boite ?

KIKI:		D'accord. Mais, madame, c'est...

MADAME:		J'aimerais que ceci soit livre a une personne qui
		s'appelle Kiki, car elle m'a fait une grande faveur
		l'autre jour. C'est ma facon de dire "Merci".
		J'aimerai aussi qu'en meme temps, tu puisses me
		dire sa date d'anniversaire. Alors, je preparerai
		un autre gateau... Kiki...

KIKI:		Je suis sure que cette personne voudra connaitre
		votre date d'anniversaire egalement, Madame.
		Cela serait drole, de penser a un retour de
		manivelle.

MADAME:		C'est vrai, n'est ce pas.

KIKI:		(riant)

TV:		Il y a un peu de vent. Un coup de vent... Oh !

MADAME:		Que s'est-il passe ?

BERTHA:		Il a l'air de se passer un accident.

TV:		Il y a un incident tres sărieux ! L'amarre s'est cassee !!
		Le dirigeable s'envole. Il va vers notre camion-relais !
		Oh, non !!

BERTHA:		Ah, au moment le plus important... que disent-ils
!?

MADAME:		Il y a parfois des vents assez forts en ete.
		Ils seront ici dans une minute.

BERTHA:		Madame ! L'image est de retour. Elle est trouble !!

TV:		Nous sommes dans le parc a cote de la mer...
		Detache a cause d'un coup de vent, l' "Esprit
		de la Liberte" touche presque le sol...

BERTHA:		Quand on regarde bien, ce n'est qu'un ballon.

TV:		Il a perdu son equilibre, et le vaisseau se renverse,
		a present. Les gens qui sont autour font de leur mieux
		pour attacher la derniere amarre tenant le dirigeable.
		J'espere qu'ils pourront le retenir; il a l'air d'etre
		pret a s'envoler. Ohh, tout va de travers...

		L'enorme deplacement d'helium pousse le dirigeable
		de plus en plus haut. La puissante force de l'helium
		rivalise avec plusieurs centaines de personnes ...

KIKI:		Tombo !! C'est un de mes amis !

TV:		Les gens sont rejetes l'un apres l'autre, et le
		dirigeable flotte de plus en plus haut.
		Oh, meme une voiture de police est emportee, comme un
		jouet. Que va-t'il donc arriver... ?!

		Un jeune homme est emporte avec une voiture de police
!
		C'est terrible ! Qui aurait pense qu'une chose pareille
		puisse arriver ?!

KIKI:		Tombo !

MADAME:		Tu dis que c'est un de tes amis ?

KIKI:		Je dois y aller.

MADAME:		Fais attention !

BERTHA:		C'est terrible !

(Le dirigeable...)

CAPITAINE:	Tiens bon ! Ne lache pas ! (a l'equipage)
		Relachez l'helium des compartiments sur le coteă !
		Depechez-vous !!

(Dans la rue...)

RADIO:	L'helium du dirigeable ne va pas exploser.
		Messieurs-dames, ne paniquez pas et veuillez vous en
		aller calmement.

KIKI:		Comment va Tombo ?... Il va bien ?!

HOMME DANS :Je ne sais pas, mais ils ont dit que la voiture de
LA VOITURE	police etait tombee.

POMPIERS:	Mettez-vous sur le cote ! Degagez le passage !

BALAYEUR:	Tu vas bien ?

KIKI:		Monsieur, pourriez-vous me preter votre balai,
		s'il vous plait !

BALAYEUR:	Hein ?

KIKI:		S'il vous plait !
		Je vous promets que je vous le rendrai !

BALAYEUR:	He bien, soit...

KIKI:		Merci !

KIKI:		Vole !!

BADAUD:	Elle vole... !

(En l'air...)

KIKI:		Vole droit, ou je vais te jeter au feu !

ANNONCEUR:	Rien n'est arrive au garcon pour le moment,
		mais l' "Esprit de la Liberte" continue d'etre
		balance par les vents et approche de la tour de la
		ville. Si il continue, il va s'ecraser contre la tour...

TOMBO:		On va s'ecraser ! Allez plus haut !

CAPITAINE:	On n'a pas assez de gaz ! Avant qu'on ne s'ecrase,
		saute dans la tour !

TOMBO:		Je vais essayer !

GARDIEN:	He ! Viens par ici !

TOMBO:		Monsieur ! Eloignez-vous !

GARDIEN:	Attrape ca !

(Kiki, au-dessus de la ville...)

KIKI:		He ! Vole plus vite !!

ANNONCEUR:	Ecoutez ca ! C'est le fantastique bruit produit par le
		gaz qui s'echappe. On ne peut pas voir d'ici ce qui est
		arrive au jeune garcon.

		Ca va tomber ! Le gaz continue de s'echapper !
		Le dirigeable tombe !! Il est sur la tour ! Il est
		stoppe ! Il a ete stoppe ! Regardez, le garcon est
		toujours la ! C'est un miracle ! Le garcon est toujours
		accroche ! Mais maintenant, qui va pouvoir venir le
		sauver ? Si personne ne fait rien, ce brave garcon ...

(Au square de la ville...)

ANNONCEUR:	Mais, qu'est-ce-que c'est ?! Un oiseau... Non, c'est
		une jeune fille ! Une jeune fille vole dans les airs !!
		C'est une sorciere ! C'est une sorciere qui vole sur
		un simple balai !!

(Dans la maison de Madame...)

MADAME:		C'est Kiki !

BERTHA:		Vas-y !

(Dans la boulangerie...)

OSONO:		Ca y est, elle vole a nouveau !

(Dans la maison, sur le cap...)

KETTO:		Vas-y, sauve-le !!

KIKI:		TOMBO !!

TOMBO:		KIKI !!

KIKI:		(au balai) Ecoute, tu es un bon garcon, alors fais
		ce que je te demande !

CAPITAINE:	Continue d'essayer ! Encore un peu !!

KIKI:		TOMBO !!

TOMBO:		KIKI !!

ANNONCEUR:	Vous pouvez le faire ! Juste encore un peu !

FOULE:		Vas-y ! Prends-le ! Sauve-le !!

CAPITAINE:	Tu peux le faire !

ANNONCEUR:	Elle l'a pris !! Elle l'a pris en plein vol !!

		Ils viennent de toucher le sol ! C'est une scńne
		tellement chargee d'ămotion !
		L'equipage du dirigeable a l'air sain et sauf,
		lui aussi !!

BALAYEUR:	Je lui ai pretă mon balai, vous savez !

(La maison de Madame...)

MADAME:		(riant) Ahh !... Arrete donc, Bertha !

BERTHA:		Elle a reussi, elle a reussi !!... (riant)


(A la boulangerie...)

OSONO:		Tu es une bonne fille, Kiki ! C'est bien toi, ca !

		Cheri !! Appelle le docteur ! Je pense qu'il est temps !

BOULANGER:	Aie !!...


(EPILOGUE:  Au village de Kiki:)

OKINO:		Kokiri !! C'est une lettre de Kiki !

OKINO:		(lisant la lettre) Papa, Maman, comment allez-vous
?
		Jiji et moi allons tous les deux tres bien.
		(Voix de Kiki:) Mon travail est sur la bonne voie
		et j'ai confiance. C'a ete difficile parfois, mais
		j'aime cette ville.


                             OWARI - FIN

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Et maintenant, voici les chansons servant de generique.
Vous trouverez la version Japonaise en premier,
puis la version Francaise, a chaque fois.


RUUJU no dengon (Message en Rouge)
Chanson de debut de "Majo no Takkyuubin" (1989)

ano hito no MAMA ni au tame ni
ima, hitori ressha ni notta no
tasogare semaru machinami ya
kuruma no nagare
yokome de oikoshite

ano hito wa mou kizuku
koro yo
BASURUUMU ni RUUJU no dengon
uwaki na koi o hayaku akiramenai
kagiri
uchi ni wa kaeranai

*fuan-na kimochi o nokoshita mama
 machi wa Ding-Dong toozakatte-
 yuku wa
 asu no asa MAMA kara
 denwa de
 shikatte-morau wa  My Darling !

+ano hito wa awateteru
 koro yo
 BASURUUMU ni RUUJU no dengon
 teatarishidai tomodachi ni
 tazuneteru kashira
 watashi no yuku saki o


Afin de rencontrer la mere de mon petit ami,
mantenant, je prends seule le train.
Comme le crepuscule depeint les rues,
les magasins, les maisons et les voitures,
je jette un coup d'oeil sur les cotes en passant.

En ce moment mon petit ami
devrait avoir remarque
le message en rouge dans la salle de bain.
A moins qu'il ne cesse d'etre
un amant volage bientot
je ne retournerai pas a la maison.

*Des sentiments genants
m'abandonnent comme
la ville s'eloigne rapidement.
Demain matin, j'aurai
ta mere au telephone
et tu vas te faire gronder, mon cheri !

+En ce moment, mon petit ami doit
etre enerve au sujet
du message en rouge dans la salle de bain.
J'espere qu'il pose des questions
a des amis de passage,
"ou suis-je donc partie" ?

* A repeter [dans la version longue de cette chanson,
             celle-ci donc; PAS dans le film]

Auteur/Compositeur/Interprete: Arai Yumi

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Yasashisa ni tsutsumareta nara (si cela m'enveloppe avec
tendresse)
Chanson de fin de "Majo no Takkyuubin" (1989)

chiisai koro wa  kami-sama ga ite
fushigi ni yume o kanaete-kureta
yasashii kimochi de mezameta asa
wa
otona ni natte mo
kiseki wa okoru yo

KAATEN o hiraite
shizuka-na komorebi no
*yasashisa ni tsutsumareta nara
 kitto
 me ni utsuru  subete no koto
 wa MESSEEJI

chiisai koro wa  kami-sama ga ite
mainichi ai o todokete-kureta
kokoro no oku ni shimai wasureta
taisetsu-na hako
hiraku toki wa ima

ameagari no niwa de
kuchinashi no kaori no
* Răpătition

KAATEN o hiraite
shizuka-na komorebi no
* Răpătition


Quand j'etais petite, Dieu etait la,
et m'a mysterieusement donne un reve
pour les matins ou je me reveille
avec de gentils sentiments.
Et meme si j'ai grandi,
des miracles arrivent !

En ouvrant la fenetre, la douce lumiere
du soleil filtre au travers des arbres
*si cela m'enveloppe avec tendresse,
 alors certainement
 tout ce que mes yeux refletent
 est un message.

Quand j'etais petite, Dieu etait la,
et chaque jour il apportait de l'amour.
Dans mon coeur, j'ai oublie
mes bons souvenirs   [lit. boites precieuses].
Il est temps de les ouvrir.

Dans le jardin apres la pluie,
l'odeur des plantes...
* Repetition

En ouvrant la fenetre, la douce lumiere
du soleil filtre au travers des arbres
* Repetition


Auteur/Compositeur/Interprete: Arai Yumi

Traduction:
	Theresa Martin (Anglais)
	Renald Legendre (Francais)

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